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    Chapitre 10 

     

     

     

    Quelque chose c’est passé hier soir, j’ai rêvé de la mort de Chad, c’était vraiment très blessant. Je n’imaginais pas que je serai si secouée s’il mourrait. Quelqu’un cogne à la porte. Je me lève de mon lit et vais ouvrir.

     

    « - Très belle aujourd’hui, me complimente Chad en regardant mon pyjama. Je peux entrer ?

     

    - Oui, répondis-je.

     

    - Merci, dit-il en souriant et en allant s’asseoir sur une chaise. J’ai rêvé de toi cette nuit.

     

    - Ah, moi aussi…

     

    - C’est vrai ? Et je faisais quoi ?, dit-il en souriant de plus en plus.

     

    - Tu étais mort, dis-je sur un ton sinistre.

     

    -…, je sais, moi aussi j’ai rêvé de ma propre mort, et tu y étais. Tu me regardais, penchée au dessus de moi. Je te voyais pleurer mais je n’arrivais pas à bouger.

     

    - Comment as-tu été tué ?

     

    - Je, c’étais toi… Tu es arrivé avec une hache et tu me l’as planté dans le torse. Ca n’a pas fait mal, je ne sais pourquoi. Dis-moi, comment suis-je mort dans le tiens ?

     

    - Je me souviens d’avoir couru vers ton chalet et de t’avoir trouvé dans ta chambre allongé par terre. Ton regard était vide et ton visage sans expression. J’étais triste, presque humiliée de te trouver ainsi.

     

    - Y a t-il quelque chose qui t’as contrarié dans ce que tu as vu ?

     

    - Une photo, de toi et moi. Je ne me souviens pas l’avoir prise ou même l’avoir faite.

     

    -…, as-tu regardé au dos ?

     

    - Non, pourquoi ?

     

    - Il y avait marqué : Elle reste sans voix en l’a voyant, il la regarde sans pouvoir bouger, ils pleurent leur sort. Cette phrase me fait penser à nous.

     

    - Je ne vois pas pourquoi ! Mais, elle me dit quelque chose.

     

    - Ne pas se souvenir de quelque chose n’est pas le problème…

     

    -….la solution est de se le remémorer et d’y repenser quand le temps vous appartient. Je sais, ma grand-mère me le disait souvent que je ne me rappelais pas de mes leçons en histoire.

     

    - Je ne l’ai jamais bien compris ta grand-mère mais je sais que c’était la meilleure amie que l’on puisse avoir.

     

    -…, elle me manque beaucoup, dis-je émue. Je voudrais tant la revoir une fois, pour la serrée dans mes bras et l’embrasser, lui dire combien je l’aime et…voilà.

     

    - C’est très touchant, dit-il. Je dois y aller, Cyndi m’attend.

     

    - Ah, d’accord, vas-y alors, je ne vais pas te retenir, dis-en faisant un beau sourire forcé. »

     

    Il me sourit puis sors de la chambre. Il est heureux, pourquoi pas moi ? Je vais m’habiller, mini-jupe grise avec une collant déficeler noir, et un tee-shirt rouge rock. Je prends ma paire de bottes basses noir et sors de la cambre à mon tour. J’avance dans le couloir et sors dehors, le soleil brille, belle journée aujourd’hui. Des petits groupes de garçons sont de sortis, Chad est assis dans l’herbe un peu plus loin en train d’écrire. Je pensais qu’il allait rejoindre Cyndi. J’entends de la musique à côté, le groupe de garçons s’est rapproché et commence à danser sur « That Power, de Will I Am et Justin Bieber ». Je les regarde en rigolant. L’un d’eux s’approche de moi et essaye de me faire danser aussi, pourquoi pas. Je commence à danser et à prendre le rythme de la musique. Je fais la même danse qu’’eux et essaye de suivre le tempo. Je jette un coup d’œil à Chad, il me regarde. Je détourne de suite la tête et continue de danser avec les gars. La chanson se termine et le groupe vient vers moi.

     

    « - Salut, dis-je. Vous êtes nouveaux ici ?

     

    - Ouai, me répond un garçon brun-blond, avec quelques boucles par-ci par-là et qui ressemble étrangement à Chad. Comment t’appelles-tu ?, me demande t-il de sa voix rocailleuse.

     

    - Je, Nora… C’est Nora et toi ?, demandai-je timidement à mon tour.

     

    - Pierre, je suis ravi de te rencontrer Nora, me dit-il en fixant ses yeux bleus dans les miens. Je te présente Axel, continu t-il en montrant un jeune garçon brun avec une grosse mèche, c’est le plus jeune, par rapport à nous. Et voici Pat, c’est son surnom personne ne connait son vrai prénom, même pas moi. Il est très bizarre, me chuchote t-il à l’oreille. Et en dernier, c’est Kévin, mon petit frère.

     

    - Il ne te ressemble pas trop, dis-je tout bas, c’est un garçon roux avec quelques mèches blondes.

     

    - Je sais, tu as des frères, ou peut-être des sœurs, demande t-il en me voyant secouer la tête.

     

    - Pour tout te dire, j’ai été adoptée alors, je ne connais pas vraiment ma famille d’origine, dis-je en mentant un peu.

     

    - Ah, je suis désolé…, excuses-moi.

     

    - Oh, dis-je en rigolant, ce n’est pas grave ! Ne t’inquiète pas.

     

    - Tu, tu fais quelque chose se soir ? demande t-il assez timidement.

     

    - Euh, non, répondais-je en rougissant.

     

    - Ne rougis pas, c’était juste une question, dit-il en éclatant de rire. Je me disais que, tu voudrais peut-être passer la soirée avec moi.

     

    - Oui, bien-sur, pas de problème.

     

    - Bon, bah, à se soir alors, je viens te chercher à huit heure d’accord ?

     

    - Aucun problème, à tout à l’heure. »

     

    Je sens alors le regard de Chad se poser sur moi, je sais qu’il me surveillera. Je vais donc le voir.

     

    - Salut, soufflai-je, tu n’as besoin d’écouter les conversations des autres tu sais.

     

    - Je m’assurai juste qu’il ne t’influençait pas avec son visage émotif et ses abdos.

     

    - Tu, tu douterais de mon jugement ?

     

    - Non ! Pas du tout, s’exclame t-il.

     

    - Très bien,  alors, je n’ai pas intérêt à te voir se soir. Je veux passer la soirée avec Pierre d’accord ?

     

    - Bien sur. Bonne journée Nora, termine t-il en levant et en partant avant que je n’ai pu ajouter quoi que ce soit. »

     

    Je vais dans ma chambre, et cherche dans tous les placards une tenue appropriée. Je tombe alors sur une minirobe, elle n’est pas si courte que ça me dis-je après quelques minutes de réflexion. Elle est parfaite, bleu-marine, des ballerines devraient faire l’affaire. Je l’enfile et essaye de trouver des ballerines qui, avec un peu de chance, iraient avec cette robe, trouver !! Elles sont noir et il y a un petit nœud au bout, elles sont magnifiques. Je regarde l’heure, « Ah !! », m’écriai-je, est déjà sept-heure cinquante-cinq. J’enfile une petite veste noir et cours vers la porte en entendant quelqu’un cogné à celle-ci. J’ouvre, Pierre est là. Il me prend la main et m’emmène dans le petit jardin en face de ma fenêtre de chambre. Nous nous asseyons sur un banc blanc comme la neige.

     

    « -  Tu es très belle se soir, me complimente t-il.

     

    - Merci, c’est gentil, dis-je en rougissant tout en sachant que Chad nous surveille.

     

    - Ne rougis pas voyons !, dit-il en rigolant.

     

    - Mais, ce n’est pas drôle ! Arrête, dis-je gênée.

     

    - Désolé, c’était plus fort que moi. Tu sais, c’est toutes ses petites choses que j’aime chez toi.

     

    - Ah, c’est un bon signe ?, continuai-je en ne pouvant ignorer Chad.

     

    - Oui, ça ne va pas ?

     

    - Non, enfin… Ca va, ne t’inquiète pas, essayai-je de le rassuré.

     

    - Tu es sûr ? Ton visage est inexpressif et on dirait que tu souffres ?

     

    - Je, rien, Tu n’as pas à t’en faire.

     

    - Je sais que tu mens, tes pupilles se dilatent.

     

    - Je, je peux te faire confiance ?, demandai-je.

     

    - Oui, tu n’as pas en t’en inquiéter.

     

    - C’est Chad Marvelo…Je, enfin, nous…

     

    - C’est ton ex ?

     

    - Oui, mais notre séparation à été…bizarre, je sens alors le regard de Chad se posé sur moi, je me mords la lèvre inférieur.

     

    - Comment ça ?

     

    - Je ne m’en souviens pas, on s’est séparé mais, se souvenir c’est comme…effacer de ma mémoire.

     

    - C’est peut-être parce-que tu ne veux pas t’en rappeler. Il te faudrait l’oublier une bonne fois pour toute enfin, penser à son ex tous les jours en ne sachant pas comment c’est déroulé sa séparation n’est pas super pour toi et je le comprends parfaitement. Penses à autre chose, c’est un bon moyen pour soulagé sa conscience.

     

    - Oui surement, tu as raison. 

     

    - Ca passera bien un jour, termine t-il. »

     

    Il me sourit et je lui en rends un aussi. Il commence à s’approcher de moi, mon cœur bat vite, comme avec Chad. Il pose sa main gauche sur ma cuisse et l’autre sur ma joue droite. Je ne dois plus penser à Chad qui nous regarde, je dois passer à autre chose, c’est la seule solution possible… Pierre pose ses lèvres chaudes sur les miennes et glisse sa main gauche en bas de mon dos. Je sens une vague de chaleur envahir mon corps. Il se rapproche de plus en plus de moi tout en m’embrassant tendrement, sa langue chatouille la mienne. Je passe ma main droite derrière sa tête et l’attire encore plus vers moi. Je glisse mon autre main sous son tee-shirt et il m’attire contre lui, je ne peux plus reculer. Je suis avec Pierre maintenant, plus avec Chad, son dos est chaud et me fais frissonner. Je passe ma main dans ses cheveux et me love contre lui. Il me regarde et caresse ma joue avec tendresse.

     

    « - Je t’aime, me souffle t-il.

     

    - Je t’aime aussi… »

     

    Il se lève du banc et me prend par la main. Je me lève moi aussi et le suis, il me colle à un mur et m’embrasse une nouvelle fois follement avec sa langue lisse et douce. Il glisse ses deux mains au bas de mon dos et les promènes. Je pose les miennes au même endroit mais sur lui et il me rend son baiser amoureusement. Son corps est collé au miens, il promène sa bouche sur mon menton, puis sur mon cou, je lève la tête et le laisse faire.

     

    « - Tu es…magnifique, dit-il presque essoufflé. Et très belle. »

     

    Je n’arrive même plus à sortir un seul mot de ma bouche, mes yeux sont en plein dans se de Chad. Il me fixe et commence à s’approcher, je lui fais non de la tête et me tourne vers Pierre. Je l’agrippe par le cou et l’embrasse langoureusement. J’entends les pas se stopper, puis recommencer, je me colle bien à Pierre pour montrer à Chad que j’ai changée et que je m’attarderais pas sur lui mais les pas continuent dans notre direction. Je commence à stresser, mais que me veut-il encore ! Sent-il que j’ai encore des sentiments pour lui ? Et bien non !! C’est terminé entre nous, je ne resterai pas une seconde de plus avec lui. Je prends la main de Pierre et le plaque au mur, je vois alors que le regard de celui-ci et de Chad se croisent. Pierre me souffle à l’oreille «  C’est lui ? », j’acquiesce d’un signe de tête et je le vois retiré mes mains de ses hanches en se dirigeant vers Chad.

     

    « - Qu’es-ce que tu lui veux à Nora ?, demande t-il d’un ton calme.

     

    - Je veux sa sécurité, et je ne te fais pas confiance.

     

    - Arrête Pierre, dis-je en sentant la chaleur monté d’un seul coup.

     

    - Restes là Nora, me dit-il en calmement en caressant ma joue. Je vais régler ça une bonne fois pour toute.

     

    - Je ne veux plus que tu l’approches PIERRE.   

     

    - Comment sais-tu mon nom ?, répond t-il en relevant des manches.

     

    - Mais voyons, tout le monde te connais, toi et tes conquête de filles. C’est très bizarre vois-tu, à chaque fois que tu rompais avec fille elle était retrouvée morte. Près du balcon de Nora si je ne me trompe pas.

     

    - Non, murmurai-je en écarquillant les yeux, arrête Chad.

     

    - Des preuves de ce que tu avances Marvelo, lance Pierre. Moi, j’en ai plusieurs qui prouvent que t’as couché avec quelques filles tout en étant en couple avec Nora, et pas qu’une seule si tu veux mon avis.

     

    - Arrêtez, les suppliai-je. S’il vous plaît, stop, ça suffit…

     

    -…, laisse là tranquille, tu ne la tueras pas cette fois, répondit Chad en guise de conclusion.  

     

    - C’est tout ce que tu trouves à dire, pouffe Pierre. Je ne lui ferai aucun mal ! Pas comme toi… »

     

    Chad saute Pierre et lui tord le bras violement.

     

    « - Chad !!, criai-je, arrêtes Chad. Ne lui fais pas de mal !! Je l’aime Chad !!, dis-je en le retenant. Je l’aime, il ne me fera rien, s’il te plaît, je t’en prie arrête. Ne lui fais pas de mal.

     

    - Pourquoi l’aimes-tu ?, demande t-il finalement.

     

    -…, parce qu’il est gentil, beau, mignon avec moi, que toi tu ne ressentais rien pour moi. Tu aimais déjà Lysias, on ne peut pas aimer deux personnes à la fois et ça je le respecte. Alors, moi-même, je ne peux t’aimer toi et Pierre à la fois, j’ai fais mon choix Chad et je ne t’ai pas choisis pour une simple et bonne raison.

     

    - Ah oui ?! Laquelle si je peux me permettre.

     

    - L’amour, je ne t’aime plus Chad, c’est terminé entre nous deux, il n’y a plus rien, terminai-je en prenant la main de Pierre. »

     

    Nous nous dirigeons vers la porte, je jette un regard en arrière, Chad regarde l’herbe puis sans va vers la forêt. C’est bon, je l’ai fais, je lui ai dis que je ne l’aimais plus.

     

    « - Tu n’aurais peut-être pas du faire ça, déclare Pierre dans l’entrée.

     

    - Pourquoi ?, dis-je en sentant une vague de colère montée en moi. Je devais lui dire et, je pense que c’était le bon moment.

     

    - Oui mais, promet moi que tu ne me le feras pas. Je ne le supporterais pas.

     

    - Je, faire une promesse de se genre, euh, ce n’est pas vraiment mon truc mais, tant que tout se passe bien. Je peux te le promettre.

     

    - Promets-moi aussi autre chose, vas t’excusée.

     

    - Hum, dis-je en toussotant. Je ne crois pas non, je lui ai dis, ce que j’avais dans le cœur et je ne suis pas prête à lui reparler.

     

    - Je ne veux pas que tu sois contre moi mais je n’aurai pas aimé à sa place.

     

    - Tu n’es pas lui, tu ne sais pas se qu’il ressent. Il est surement en train de se taper une fille ou de faire un truc comme ça. Je le connais et j’ai appris des choses que beaucoup de filles n’auraient pas supportées, mais j’ai tenue bon et tout ça, parce-que je l’aimais alors, comme tu le vois l’amour peut te faire faire des choses immondes et horribles aux yeux des autres. Et je ne veux pas que ça recommence donc, si tu pouvais ne pas t’en mêler, ça serai sympa.

     

    - Je suis désolé mais là, c’est trop. Tu ne peux pas laisser un mec comme ça, quand j’ai vu, comment il te regardait. On aurait dit qu’il voulait te dévoré enfin, c’était un peu comme si… Il ne voulait être séparé de toi. Il t’aime Nora, bien plus que tu ne le crois.

     

    - J’irai m’excusée alors, mais en retour, je veux que tu sois là. Avec moi, je veux que tu me soutiennes et peut-être que... »

     

    Je me sens toute bizarre tout d’un coup, je ne sais pas se qui me prends mais je cours dehors et m’enfuis vers la forêt. Quelque chose m’attire là-bas. Les feuilles craquent sous mes pieds et le vent souffle très fort. Debout, devant moi, Chad… Je me jette dans ses bras et le sers fort contre moi. Il me souffle à l’oreille « Je savais que tu reviendrais mon ange ». Il me caresse doucement les cheveux et soulève mon menton délicatement pour poser ses lèvres sur les miennes. Je sens mon corps frémir, il repousse une de mes mèches pour que mon cou puisse être accessible, son baiser descend vers ma joue puis vers mon menton, et pour finir mon cou. Je passe ma main dans ses cheveux soigneusement brossés, et relève la tête. Sa bouche revient vers la mienne et il recommence à m’embrasser follement. Je ne peux plus réagir, je reste scotchée sur place à lui rendre ses baisers les plus fous. Quelques minutes plus tard, il décide enfin à arrêter et il m’enlace tendrement.

     

    « - Je t’aime Nora, souffle t-il sa tête enfoui dans mon cou.

     

    -…

     

    - Réponds-moi, continu t-il en se tournant vers moi pour me regardé droit dans les yeux.

     

    -…je, je t’aime aussi, dis-je en hésitant. »

     

    Il se redresse devant moi et me fixe avec ses yeux d’un vert éclatant. Il caresse ma joue et me demande «  La vérité ». Je ne sais pas quoi lui répondre, j’aime Pierre, j’ai essayé de le repousser mais, il arrive toujours à m’avoir.

     

    « - J’aime Pierre, Chad ne m’en veux pas, dis-je au bout d’un moment de silence.

     

    - Qu’a-t-il de plus que moi ?

     

    - Un cœur, il n’est pas mort lui.

     

    - Mais toi aussi tu es morte !

     

    - Je, je l’aime lui, pas toi. Je suis désolé Chad, terminai-je. »

     

    Je le vois me regarder encore une dernière fois avant de s’enfuir en courant à travers les bois. Je renifle en faisant retenir mes larmes. Je sens au fond mon cœur que je ne le reverrai plus jamais, tout du moins pas pour l’instant. Je tourne les talons et me dirige vers l’internat. Je prends une grande bouffée d’air et respire profondément pour contenir mes larmes le plus longtemps possible avant que ça n’éclate. J’arrive devant la porte, je l’ouvre, la referme, dis bonsoir à l’accueil et entre dans ma chambre lentement. Pierre m’attend, il est assis sur mon lit, les yeux grands ouverts. Il tourne sa tête vers moi et se précipite en m’enlaçant.

     

    « - Tout va bien ?, demande t-il terrifié. J’étais inquiet, tu es partie et puis, je ne te voyais plus.

     

    - Ca va, répondais-je avec une voix triste.

     

    - Pleures, je serai là pour te réconforter Nora, lâche toi. »

     

    Je m’écroule alors sur lui et pleure à chaudes larmes, je libère toute ma colère et toute ma peur dans ses larmes qui ruissèlent sur mes joue. Pierre est là, à genoux, il me console et me respect. Je reste assise pendant que lui se relève et m’assoie sur le lit avec lui. Il me prend dans ses bras et me chuchote dans mots réconfortant. Je me sens en sécurité avec lui. Mais là, quelque chose ne va pas. Pierre s’écroule par terre et ma mère apparaît devant mes yeux. Je regarde son corps, étendu à terre, un couteau planté dans le dos.

     

    « - Bonjour ma fille, dit-elle, je suis contente de te revoir saine et sauve et en bonne santé.

     

    - Tu l’as tué, dis-je en retenant mon souffle.

     

    - Oui, quelqu’un me l’a demandé, et pour faire plaisir à cette personne, j’ai exécuté ses ordres.

     

    - Tu l’as tué, comment as-tu pu faire ça !, criai-je en la giflant.

     

    - C’est pour ton bien, dit-elle en se massant la joue.

     

    - Je fais se que je veux et tu n’as pas à me dire se qui est bien ou pas !!, hurlai-je en me jetant sur elle et en lui donnant des coups de poing sur son visage de monstre. Ca, dis-je en le infligeant le premier, c’est pour Pierre. Et ça !, continuai-je, c’est pour moi et le dernier, terminai-je, c’est pour me vengée de toi.

     

    - Continue comme ça ma fille, dit-elle en rigolant, et tu finiras mal.

     

    - Alors autant en terminer maintenant, plus personne ne compte pour moi !

     

    - Ah oui, même pas Chad ? »

     

    Je la regarde et lui lance un regard noir, elle a tord.

     

    « - Tu as tors, il ne compte plus pour moi.

     

    - Tu en es sur ? On va voir ça, dit-elle en se tournant. »

     

    Deux grand hommes costauds arrive derrière elle, je n’arrive pas à voir qui ils tiennent mais je le devine déjà. Elle se pousse et je découvre avec horreur Chad couvert de sang et de blessures.

     

    « - Qu’es-ce que tu lui as fais ?, demandai-je en restant sur mes gardes.

     

    - Oh, je l’ai JUSTE roué de coup, je l’ai frappé, trainé, tordu et puis, je crois que c’est tout.

     

    - Tu es horrible, un monstre comme toi ne mérites pas d’exister.

     

    - Mais voyons ma fille ! Tu en es un toi aussi. Tu ne te regardes donc jamais dans un miroir quand tu es énervée, tes beaux yeux verts deviennent rouges comme le sang. Je suis vraiment désolé Nora mais on dirait bien que tu es devenue l’une des nôtres.

     

    - Je ne te crois pas, tu es une menteuse et une manipulatrice.

     

    - Si tu le dis, bon, je ne veux pas m’éterniser, dis moi très chère fille, que veux tu que je face de ces ordures ?, demande-telle en me montrant Pierre puis Chad.

     

    - Laisse-les.

     

    - Comme tu veux, ah oui, au faite, je ne l’ai pas tué ton Pierre, il est simplement endormi, il devrait bientôt se réveillé. Tu es en grand danger Nora, ils te cherchent et tant qu’ils ne t’auront pas retrouvé, ils te traqueront. Bonne chance ma fille. »

     

    Elle se retourne et fait signe aux deux gros costauds de relâcher Chad. Elle ouvre la fenêtre et avant que je n’aie pu dire quoi que se soit, elle saute et disparaît dans le noir total, hors de mon champ de vision. Je regarde sur les côtés en retenant mes larmes. J’allonge Pierre dans mon lit et lui met une couverture douce pour ne pas qu’il est froid quand il se réveillera. Je regarde Chad, allongé par terre, je le soulève et l’allonge lui aussi sur l’ancien lit de Lily. Il retrouve peu à peu connaissance pendant que Pierre reste inconscient. Je respire en essayant de me rassurée, « Il n’est pas mort », me dis-je, il ne l’est pas. Je dépose un baiser sur son front et me tourne vers Chad, il est réveillé et assit sur lit.

     

    « - On a passé de bon moment ici, dit-il doucement en passant sa main dans les cheveux.

     

    - Peut-être mais je ne veux pas m’en rappeler et tu le sais.

     

    - Comme tu veux, et au faite…merci, gémit-il.

     

    - C’est normal, je n’allais quand même pas te jeter par la fenêtre, quoi que…, j’ai fais se que je devais faire. Tu devrais partir maintenant, Pierre ne va pas tarder à se réveiller.

     

    - Tu m’y obliges vraiment ?, dit-il d’un geste plaintif. Bon, ok, dit-il en me regardant. »

     

    Il se lève et tourne les talons vers la fenêtre puis saute par-dessus et disparaît à son tour comme ma mère quelques minutes plus tôt. Je soupir puis me retourne vers mon lit pour voir Pierre mais….il n’est plus là. Je parcours la pièce des yeux à sa recherche puis sors et regarde dans le couloir. Il est parti, aucune trace de lui. Je retourne m’assoir dans sur mon lit et mets ma tête entre mes genoux pour respirer correctement. Tous se que j’aime meurt ou disparait, pourquoi ?

     

    Je m’allonge et m’endore lentement les larmes aux yeux. Le lendemain matin, je me réveille en sursaut. Un garçon est allongé avec moi sur le lit, j’ouvre alors correctement mes yeux et découvre Pierre, endormit, sa main dans mes cheveux et son visage près du mien. Je me retire doucement du lit et attrape un jean, un tee-shirt gris, un débardeur noir et une paire de Reebok grise et orange. Je file dans la salle de bain, j’empreinte le couloir encore sombre et entre dans la pièce. Il n’y a personne, je me déshabille et entre dans la douche, l’eau ruissèlent sur ma peau et mes cheveux. Je me lave et me rince, et aussitôt je sors de la douche J’enroule une serviette autour de moi et me brosse les cheveux. J’entends un bruit provenant du couloir. Je passe la tête en travers de la porte, il n’y a personne, je la referme donc. Je me retourne, « Ah !! », criai-je, en me souvenant alors de la personne qui est en face de moi. Tu m’as fais peur Pierre, que fais-tu là ? Tu sais que c’est réservé aux filles.

     

    - Je voulais te voir au moins une fois dans cet accoutrement.

     

    - Bin voyons, tu exagères, dis-je en lui déposant mes lèvres mouillées sur les siennes.

     

    - Je t’aurai prévenu, dit-il en m’attirant près de lui.

     

    - Je ne t’ai rien demandé, dis-je en lui souriant. Je reviens, je vais m’habiller si tu le permets.

     

    - Mais bien sur, je t’attends dans le couloir. »

     

    Il sort de la salle, je reste un moment accoudée au rebord du lavabo. J’attrape mes affaires et les enfiles rapidement. Je me brosse les dents vite fais et sors de la pièce. Pierre est adossé au mur et regarde par la fenêtre un couple assis sur banc en train de s’enlacer. Il me voit arriver et se tourne vers moi. Il me prend dans ses bras et dépose un baiser sur mon front.

     

    « - Alors, que veux-tu qu’on face aujourd’hui ?, demande t-il.

     

    - Se que tu veux à condition que se soit en dehors de cette endroit horrible et angoissant. »

     

    Il me sourit et me prend la main, il m’emmène vers les bois, je le regarde avancé avec sureté. Je n’ai pas envie d’y aller j’ai peur de me retrouver face à... Nous marchons quelques minutes à travers la forêt, les branches craquent sous nos pieds et les feuilles bougent de temps en temps. Le soleil est caché par le haut des arbres et les rayons ne les traverses pas. Pierre me plaque contre le dos d’un chêne qui, d’après se que je pense, doit être très vieux. Il dépose ses lèvres contre les miennes et sa langue vient s’enlacer avec la mienne, il caresse d’une main mon visage et de l’autre ma hanche droite. J’agrippe son tee-shirt et l’attire vers moi. Je lui rends son baiser avec confiance mais après l’avoir fais je me sens toute bizarre, j’ai comme une boule dans le ventre. Je le repousse doucement et lui montre mon malaise. Il le sent et me tient les mains.

     

    « - Tout va bien Nora ?, dit-il d’une voix inquiète.

     

    - Je, je ne sais pas, c’est mon ventre, il me fait mal et mes yeux aussi. Ils me brûlent…, je pousse un grognement et crie de toute mes forces à travers les bois, mes…mes yeux !!! »

     

    Je m’effondre par terre, inconsciente je demeure immobile puis me relève d’un seul coup. De la  haine monte en moi, j’agrippe le cou de Pierre et le bloque contre l’arbre. Mes yeux me font mal et j’appuie très fort sur sa gorge, tellement qu’au bout de quelques secondes, son pouls ne bat plus, il s’écroule par terre, raide mort, étrangler par…moi. Je regarde mes mains et les plaques sur mes tempes, elles me font terriblement mal. Je commence à courir dans la forêt, j’entends des bruits de pas se rapprocher de moi, on me suit. Quelqu’un à du me voir le tuer, mais comment ai-je fais ça ? J’accélère le pas et bientôt n’entends plus rien à par ma respiration régulière et les feuilles qui tremblent de plus en plus. Je m’arrête et me retourne, je ne vois plus son corps étalé sur le sol humide. Je m’assoie par terre et regarde autour de moi, je repère au loin la sortie de la forêt, je me relève et me dirige vers celle-ci. J’arrive à destination, je ne savais pas qu’il y avait une falaise près d’ici. Je regarde vers le bas, et le vertige me prends, il y a la mer, je suis sur une terre inconnue. Je perçois un écho de voix plus loin derrière moi. Je me retourne, deux grand brun arrivent à ma hauteur, ils ricanent en me voyant.

     

    « - Bah alors, qu’es ce que tu fais là ? T’es perdu ?, rigole celui aux yeux marron.

     

    - La pauvre petite, on devrait peut-être la ramené au camp, on s’amuserait bien avec elle pas vrai Jérém ?, continu celui aux yeux bleu.

     

    - N’y penser même pas, dis-je à mon tour d’une voix grave.

     

    - Et maintenant elle nous donne des ordres Mat, tu s’es qu’t’es jolie toi, dit Jérém en me prenant le menton.

     

    - Pas touche !, criai-je en lui donnant une claque.

     

    - Mais c’est qu’elle a d’la force celle là !, s’écrit Mat. Tu t’appelles comment beauté ?

     

    - Je m’appelle Nora et vous devriez partir, je ne veux pas vous faire mal, dis-je en grognant.

     

    - Tu nous fais pas peur petite, on est plus âgés que toi, donc plus fort, proclame Jérém.

     

    - Ne me cherchez pas, vous finiriez par le regretter tôt ou tard.

     

    - Tu crois vraiment qu’tu nous fais peur ?, dit Mat. Bah non ! C’est raté.

     

    - Putain, me cherches pas les noises toi sinon…

     

    - Sinon quoi ?, tu vas nous frapper et nous faire tomber de la falaise ?, termine Mat. »

     

    Je m’avance vers eux, les prends par le col de leur blousons sans manches et les jettent de la falaise. Je les entends crier puis le silence règne de nouveau. Mais qu’es ce que je suis devenue, je suis beaucoup plus forte qu’avant. Je les ai jetés mais, c’est pas possible…même s’ils l’ont cherché, je n’aurais pas dû faire ça. Je suis peut-être devenue une damnée, ma transformation dois être terminé à présent, c’est pour ça que je me sens si forte, si libre. Je regarde de nouveau mes mains, puis je tâte mon visage pour m’assurer que rien n’a changé. Je dois essayer quelque chose, je veux voir si je peux mourir. Je me penche vers la falaise et saute dans la mer, ma chute est longue puis j’atterris la tête la première dans l’eau. Mes vêtements deviennent lourds mais je me sens en pleine forme, je dois tester autre chose, combien de temps je peux rester en apnée. Je reste dans l’eau pendant quelques minutes puis je ressors ma tête. Je lève les yeux en haut, plis les jambes puis saute, mes pieds se posent sur le sol tranquillement. Je regarde derrière moi, je suis en haut de la falaise j’ai sauté du bas pour atterrir ici. C’est incroyable… Je suis immortel… Quelque chose me dis que ça va tourner au vinaigre tout ça. Mes vêtements  sont trempé et je commence à grelotter, je m’étire puis retourne dans la forêt. Je commence à courir, je n’ai même pas le temps de regarder derrière moi quand des bruits familier me parviennent aux oreilles. J’entends des cris, de jeunes filles plus précisément. Il doit y en avoir trois, ou quatre mais pas plus, des ricanements lointain arrivent eux aussi jusqu’à moi. Je fais demi-tour et me dirige vers les bruits. J’arrive en quelques secondes devant un spectacle effroyable !! Trois filles sont attachées sur un bucher en flamme, et cinq garçons dansent autour d’elles. J’ouvre grand les yeux et regarde la scène sans bouger, je veux voir se qu’ils vont faire d’elles. Les gamines recommencent à hurler à mort, elles poussent des cris à glacer le sang. Un gars s’approche de l’une d’entre elles et la détache, au moins quelqu’un de raisonnable ici. Mais en faite, je me trompe complètement, il soulève le tee-shirt de la jeune fille et pointe un couteau vers son cœur.

     

    « - Vous-vouliez voir se que ça faisait les gars de regarder une idiote mourir n’es-ce pas ?, dit-il.

     

    - Pourquoi pas, sourit un autre. »

     

    Il lève le couteau vers l’innocente et enfonce la lame en plein dans son cœur. J’écarquille les yeux et sans réfléchir, me jette sur lui, je lui arrache le couteau des mains, le lance à plusieurs mètres et arrache la tête du gars sans aucun remords. Je me relève et regarde sa dépouille sur le sol, je me tourne ensuite vers les deux autres et leur lance un regard noir, ils s’enfuient de suite dans les bois en hurlant à leur tour. Je détache les filles du bucher et les assoies par terre pour ne pas qu’elles tombent à la renverse.

     

    « - Mer, merci, souffle une blonde platine avec un bustier et des rangers.

     

    - Tu, tu l’as tué, dit l’autre brune avec une minirobe à dentelles et des chaussures à talons, dix-sept centimètres d’après moi.

     

    - De rien, murmurai-je en transportant le corps du jeune homme et en le jetant dans le feu, oui je l’ai tué, je n’allais pas rester les bras croisés à vous regarder périr non ?

     

    - Merci, dit la brune. Je m’appelle Cassie et elle c’est…

     

    - Ouais, ouais, ravie de le savoir, dis-je en perdant patience, vous devriez savoir que je ne pourrais pas vous laissez en vie, vous avez-vous se dont je suis capable. Approche toi, dis-je à la blonde platine, regarde moi dans les yeux, elle le fait puis je lui murmure, tu vas oublier tout se qui c’est passer quand je serai partis, tu ne te rappelleras pas de ce qui c’est passer n’y de ce que je suis. »

     

    Je fais la même chose avec la brune puis je me retourne et cours dans les bois…Je ne m’arrête pas avant d’avoir parcouru un bon bout de chemin. Je m’assoie au pied d’un arbre et colle ma tête contre celui-ci. J’entends un bruissement derrière moi.

     

    « - Chad…, dis-je en soufflant. Que veux-tu ?

     

    - J’ai appris que ta transformation s’était achevée.

     

    - Oui, c’est exacte, mais je ne veux pas en parler.

     

    - Je sais aussi que tu as tué Pierre, deux garçons, tu les as jeté du haut de la falaise, puis, il y a quelques minutes, tu as tué un autre garçon en voyant une jeune fille mourir. C’est un bon début mon ange…

     

    - Ne m’appelle pas comme ça ! C’était horrible, j’ai, j’ai tué plein de gens innocent…, dis-je les larmes aux yeux.

     

    - Ne pleure pas, dit-il en m’entourant dans ses bras. Je ne voulais pas te vexer, tu sais, j’ai commencé comme ça moi aussi et puis j’ai changé.

     

    - Oui, en voulant me tuer la première que tu m’as vu, dis-je en soupirant. J’ai essayé de mourir mais, j’arrive à rester en vie, comment peut-on se suicider ou même se faire tuer ?

     

    - Hum, c’est…compliqué, sois tu demandes à quelqu’un de te tuer ou alors, dit-il en murmurant à mon oreille, tu m’embrasses.

     

    - C’est ça oui, dans tes rêves, dis-je en grognant. Je dois manipuler une personne pour qu’elle me tue. C’est assez facile à mon goût.

     

    - Peut-être mais, si tu meurs, tu ne reviendras pas Nora. Avant de mourir, si tu veux bien, embrasse-moi, j’aurai au moins un bon souvenir de tes lèvres, de ta douceur.

     

    - Pourquoi ? Pourquoi tiens-tu vraiment à moi ? Je n’ai rien de spécial à part d’être une tueuse, une meurtrière et une bouffonne.

     

    - Ne dis pas ça, au fond de toi, tu sais que ce que tu dis est faux. Je veux être avec toi pour l’éternité. C’est mon dernier souhait.

     

    - Vraiment ?, demandai-je en le regardant.

     

    - Oui, termine t-il en s’adossant contre l’arbre à son tour. »

     

    Je plisse les lèvres, relève son menton et l’embrasse. Il me souffle un mot dans l’oreille mais avant que j’ai pu dire quelque chose, il m’attrape le bras et m’attire vers lui, son sourire de loup se lit dans ses yeux tandis qu’il enfouit son visage contre mon cou pour y déposer des baisers. Je sens alors son genoux paralyser ma jambes et l’effleurement des ses lèvres chaudes, brusques, sensuelles. Il déploie une main au creux de mon dos pour mieux me serrer contre lui, m’incitant à presser mes doigts contre sa peau. Je me love alors contre lui pour me réchauffer, je ferme les yeux comme si mon cœur ne tenait plus que sur un fil.

     

    « - Qu’as-tu mon ange ?

     

    - J’ai l’impression de n’avoir jamais été heureuse dans ma vie, à part quand je suis avec toi, j’ai essayé avec Pierre, ton frère mais, c’est toi que je veux pour l’éternité…

     

    - Je t’aime. »

     

    Il glisse ses mains dans mes cheveux et m’embrasse follement et langoureusement, je lui rends son baiser avec une audace éhonté, avide et éperdue. Je ne sais plus quoi pensé, on s’aime, mais nous sommes dans deux camps différents, nous sommes différent l’un de l’autre. Mais rien, non rien, ne pourra plus jamais nous séparer, je l’aime et c’est tout ce qui compte.

     

    Mon cœur appartient enfin à quelqu’un que j’aime et que j’admire. Peut m’importe les conséquences que je devrais subir pour avoir donné mon cœur à un être comme lui, je n’en ai rien à faire, c’est l’amour.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Chapitre 11 

     

     

     

    Je me réveille dans les bras de Chad, contre un arbre. Je me redresse et regarde son beau visage. Il ouvre doucement ses paupières et m’adresse un sourire.

     

    « - Bien dormi mon ange ?, demande t-il en caressant mes cheveux.

     

    - Avec toi, je dormirai toujours correctement. Tu es tout pour moi Chad, et toi ?

     

    - Et bien, adossé contre un arbre, une jeune et innocente fille dans mes bras, je crois que je ne pouvais pas être plus heureux. »

     

    Il m’embrasse et se lève, puis à mon tour, me mets debout. Il me prend la main et me dit  «  Tu ne retourneras pas à l’internat, viens chez moi », j’acquiesce et le suis avec entrain. Nous arrivons devant la porte, qu’il ouvre. Je vais m’assoir sur le canapé et enlève mes chaussures.

     

    « - Tu devrais mettre plus d’articles féminins ici, de l’après-shampooing, de baume à lèvres ou même de la crème solaire ! J’ai aussi besoin de me brosser les dents et…de prendre une douche.

     

    - C’est une proposition ?

     

    - Non, mais peut-être plus tard, dis-je en rigolant.

     

    - J’ai besoin de toi Nora, tu es la perle rare que tous les gars cherchent au cours de leur vie mais, ils ne la trouvent pas car, elle est là, avec moi.

     

    - Tu exagères un peu quand même ! Je ne suis pas si belle que ça, une brune, aux cheveux bouclés, les yeux vert en plus, non.

     

    - Comme tu veux, dit-il en me prenant dans ses bras. Tu dis se que tu veux, mais j’aurai toujours un train d’avance sur toi. Je t’ai aimé le premier bien avant que tu ne me connaisses, quand ta grand-mère me parler de toi, j’avais l’impression de rêver. Et enfin quand je t’ai connu tu n’avais que quatre ans »

     

    Je hoche la tête mais quelque chose me préoccupe, Pierre, je n’ai pas caché son corps quand je l’ai tué. Quelqu’un pourrait le découvrir et il ferait des recherches, peut-être qu’il retrouverait ma trace et découvrirait qui je suis réellement. Pff, je m’imagine des trucs moi, ce n’est pas possible.

     

    « - Tout va bien ?, demande t-il.

     

    - Oui, ne t’inquiète pas. »

     

    Je lui souris puis lui rends son baiser de tout à l’heure, je lui souffle que je vais prendre ma douche, il me suit alors vers la salle de bain. J’ouvre la porte et pousse un long cri d’horreur. Il y a du sang partout, sur les meubles, sur la cuvette des toilettes, dans la baignoire, sur les rideaux, dans le lavabo, sur le tapis de douche et dans celle-ci. Chad me prend dans ses bras et me retourne, je vois son visage horrifié, au moins se n’ai pas lui qui a fait ça. J’ai l’impression que je vais vomir, mon ventre gargouille puis je crache du sang par terre, je me retourne et aperçois par la fenêtre Pierre, tenant une arme dans la main droite. Je regarde Chad une dernière fois avant de m’écrouler par terre. Je vomie du sang, il y en partout, sur mes vêtements et mes mains. Ma tête me tourne, je continue de craché du sang. Chad n’est plus là, je suis toute seule, j’entends des rires dehors puis des coups de feu, j’essaye de me retourner mais mon ventre me fait beaucoup trop mal. J’ai du mal à avaler ma salive, Pierre revient et me colle au mur, une main plaqué contre ma gorge et l’autre sur le mur. Il sert de plus en plus mon cou, il me rue de coup de poing dans le ventre, il me tape la tête contre le mur. Et la dernière chose dont je me souviens, c’est son visage heureux, souriant. Ma vue se trouble, mon mal de ventre empire, ma tête me fais mal, je sens qu’elle va exploser d’une minute à l’autre.

     

    « - Dis que tu veux mourir, fais en serment, dit-il d’une voix grinçante.

     

    - Non, dis-je en suffoquant. Jamais…

     

    - Dis le, ou ton petit-ami en payera le prix, dit-il en montrant d’un signe de tête Chad effondré par terre, à demi-mort.

     

    - Jamais, tu ne lui feras jamais de mal…, dis-je en ayant du mal à respirer.

     

    - Maintenant, tranche t-il. »

     

    Je tourne la tête vers Chad et un bout de lame transperce son cœur. J’hurle, je crie, jusqu’à ne plus pouvoir respirer. Mon cœur se déchire en deux et les mots m’échappent. Je n’entends plus rien, j’ai arrêté de respirer au moment au j’ai vu le regard de Chad, il avait les larmes aux yeux. Tout est fini, c’est terminé. Je ferme les yeux et glisse le long du mur, soufflant à peine, je regarde devant moi son corps est étalé sur le sol. Je referme les yeux et fais cesser mon cœur de battre. Tout se termine comme ça, mon histoire, voilà comment je suis morte en voulant sauver les miens mais sans succès. J’espère ne jamais me réveiller car je n’ai plus aucune raison de vivre. Maintenant, c’est le ciel qui m’appartient, je suis finie…

     

    Peut-être qu’un jour je reviendrai…pour prendre ma Revanche ?...

     

    Voilà ! J'espère que le tome 1 vous a plu ! Le 2 sera plus instruit etc... car ce sera plus dans la vie actuelle enfin bon ! Je ne vais pas vous le racontez, je vais essayer de poster les chapitres en peux plus vite et je pense que ça devrzit le faire xar je suis en vacances le 26 Juin :) voilà ! Poster des commentaires instruits pour que ça m'aide au mieux !!!

    Bye bye !!

     


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