• Le chapitre 7 :

     

    Chapitre 7 

     

     

     

    Je me réveille, je me suis endormie au pied d’un arbre, et puis après… Je regarde autour de moi, toujours cet arbre, j’y suis adossée. Je me relève lentement. Un nouveau départ, voilà ce qui me faut. Je me souviens que ma grand-mère me disait toujours « Une direction et une seule te suffira à moins que tu ne sois une fille à problème tout comme moi… » Elle a raison je dois prendre une nouvelle direction. Je souffle un bon coup, sors mon portable et essaye de localiser où je me trouve. Il indique que l’internat n’est pas très loin, je me dirige donc vers cette endroit. Quelques minutes plus tard j’y suis. Je passe par la porte principale et je demande à voir le directeur. La jeune fille de l’accueil est terrifiée en me voyant.

     

    « - Je ne suis pas un monstre, vous n’avez rien à craindre !!, lui dis-je en essayant de la rassurée le plus possible.

     

    - Je, je, je…Voilà monsieur le directeur. »

     

    Elle se retourne et commence à trier les papiers. Le directeur s’approche de moi et m’invite dans son bureau. Je m’assoie tranquillement en repensant à la jeune fille de tout à l’heure.

     

    « - Bonjour mademoiselle Kazama, je suis…euh, ravie de vous revoir.

     

    - Oui, moi aussi, moi aussi, dis-je avec un sourire un peu trop forcé. Je voudrai ma réadmission s’il vous plaît.

     

    - Hum, euh, hum, et bien c’est que…je…

     

    - Je vous jure qu’il ne se passera plus rien, j’ai tout arrangée, promis.

     

    - Eh bien, si vous le dites, je, je pense, que…la réponse ne peut-être que…oui.

     

    - Merci beaucoup monsieur le directeur, je vous promets que plus rien n’arrivera à partir de maintenant. Au revoir et bonne journée.

     

    -…Bonne journée Mademoiselle Kazama. »

     

    Je sors de son bureau et me dirige vers mon ancienne chambre. Arrivée devant la porte, je respire un grand coup et l’ouvre. Elle est déserte, plus de trace des trois autres filles, je ne m’attends pas à voir Lily, elle n’est plus là, partie, à jamais avec ma grand-mère. Je ne dois plus penser à elle, n’y aux autres, c’est du passé, se concentrer sur la vie, c’est mon objectif et je dois réussir. Je déballe mes affaires, les ranges dans la commode et m’allonge sur le lit quelques minutes, je ferme les yeux et reste étendue sur la couverture moelleuse. Je pense à Chad en premier, il m’a trompée, je le déteste certes mais je repense encore à ses bons moments passés ensemble. Il est si loin de moi, et Lily aussi.

     

    « Je te raconterai tout sur moi, et tout se que je pense promis Lily !! », je le lui avais promis, et je ne l’ai pas tenue. Je ne lui ai pas racontée que j’avais  perdu mes parents et que j’avais été adoptée, elle ne savait rien sur moi en faite. Je le regrette sincèrement Lily et si tu m’entends ainsi que grand-mère, je vous aime et je vous aimerais toute ma vie. Sur ce, je tire un des tiroirs de ma commode et en sort un tee-shirt blanc avec le drapeau de l’Angleterre dessue accompagné d’un jeggins bleu clair. Je prends une parie de nouvelles chaussettes blanches et les enfilent avec mes vans noir puis je vais devant le miroir et m’attache les cheveux en queue de cheval. Je sors de ma chambre. Je marche lentement dans le couloir, il est tout éclairé par rapport à touts les couloirs que j’ai connus. Quelqu’un me tapote l’épaule en me sortant de mes pensés. Je me retourne, je réfléchie, je ne sais pas qui c’est, un très beau garçon, ça s’est sur, mais je ne le connais pas. Il est brun, ses cheveux en bouclettes sont vraiment craquantes, il porte un tee-shirt blanc, avec un jean. Des vans aux pieds, comme touts les gars. Son visage m’ai familier.

     

    « - Bonjour, dis-je timidement.

     

    - Salut, je m’appelle Alex Marvelo, tu dois surement me connaitre non ?

     

    -…, j’écarquille les yeux, Chad…

     

    - Oui je suis sont frère nous somme presque jumeau, sauf pour la couleur de cheveux. Euh, il m’a demandé de veiller sur toi.

     

    - Je n’en ai pas besoin, je sais me garder toute seule, je n’ai besoin de personne. Alors salut, ravie de t’avoir rencontré, au moins, je serai à qui ne pas me confier.

     

    - Non, attends !! Je ne suis pas pareil que Chad, je suis…différent.

     

    - Différent ? Tu te tapes donc plus de filles que lui par jours c’est ça ?

     

    - Nora, je t’ai dit que je ne suis pas comme lui, la différence, ça existe tu sais chez des frères.

     

    - Bah, oui c’est ça ouai !!

     

    - Tu ne me crois pas ? Il avait peut-être raison alors.

     

    - Tu veux dire quoi pars là ?

     

    - Tu es têtue comme une mule !!

     

    - Merci, c’est gentil.

     

    - Mais c’est vrai, tu ne dois plus tant faire pour Chad, je sais qu’il t’a causé des ennuis, mais avec moi se ne sera pas pareil.

     

    - J’ai besoin de temps, ça te va ?

     

    - Pas de problème, je te laisserai le temps qu’il te faudra pour t’en remettre, promis.

     

    - Merci, bonne journée Alex. »

     

    Je retourne dans ma chambre, tout qu’on de fait, j’y serai mieux. Je m’assois sur mon lit et commence ma réflexion. Pourquoi Chad ma’ t-il envoyer son frère pour me guetter. Non mais franchement, je n’ai plus quatre ans. Je sors mon portable, je lui écris un sms. Et puis non, je dois et vais m’amuser. Je ne dois plus penser à lui, n’y à EUX. Je vais voir au bout du couloir s’il n’y a pas une fête organisé. Je lis :

     

    Salut tout le monde,

     

    Pour se soir, nous avons organisés une petite fête pour remettre tout le monde dans l’ambiance !!

     

    Venez nombreux !!!!! La direction des concerts et autres.

     

     

     

    Ca m’étonne d’eux, bon, je crois que je vais y aller. Je me dirige donc vers la porte d’entrée, je sors et l’air frais m’emporte. Je prends une carte posé sur un banc. Je cherche la ville, là, à quelques mètres d’ici. Eh bah !! Je commence à marcher, je me sens libre. Quelques minutes plus tard, me voilà en ville, enfin. Je cherche des yeux, magasins, magasins, ici, il y en a un de vêtements. J’avance vers celui-ci, un distributeur se trouve juste à côté, j’en profite pour retirer quelques billets. J’entre dans le magasin, Direction, c’est son nom. Il est très sombre. Je remarque au loin une robe bustier noire, je m’approche de celle-ci. Elle est douce et magnifique. Je la prends et me dirige vers la vendeuse la plus proche de moi.

     

    « - Bonjours, excuser-moi, euh où se trouve les cabines d’essayages ?

     

    - Vous tournez à droite et elles sont là-bas.

     

    - Merci, au revoir, la remerciai-je en souriant.  »

     

    Je suis ses indications et entre dans la cabine d’essayage la plus proche. Je me déshabille et enfile la robe très facilement. Je me regarde dans le miroir. Tout d’un coup, je sens un air froid derrière moi. Je regarde dans le miroir, Alex est derrière moi, il sourit. Je sens mon cœur recommencer à battre.

     

    - Comment es-tu entré ?

     

    - Par la porte.

     

    -Pourquoi venir me voir, surtout dans cet endroit ?

     

    - Pour te parler ma belle, commence t-il en faisant glisser ses mains sur mes bras.

     

    - T’es fou ou quoi !!, criai-je, tu es exactement comme lui !! »

     

    Il me retourne, me prends dans ses bras et se balance lentement de gauche à droite. Je n’oppose pas de résistance, il me rappelle tellement Chad.

     

    « - Tu m’accompagne se soir à la fête ?, me demande t-il en me serrant un peu plus.

     

    - Je, euh, je, pourquoi moi ?

     

    - Pourquoi poses-tu toujours autant de questions ?

     

    - Parce-que je trouve que tu n’es pas si différent de Chad tout qu’on de fait.

     

    - Je suis différent de lui, totalement. Crois-moi s’il te plaît. Tu es différente toi par contre des autres filles.

     

    - Toi aussi, tu es…différent des autres garçons mais de ton frère non.

     

    - Tu as l’air gênée ?

     

    - Oui un peu je n’ai pas l’habitude qu’un inconnu m’enlace dans une cabine d’essayage.

     

    - Un inconnu !! Tu rigole là.

     

    - Enfin, voilà quoi…

     

    - Tu préfères peut-être que je face autre chose ?

     

    - Je, non, se n’ai pas se que, je, enfin…

     

    - Ca t’ennuie ?, dit-il en rigolant.

     

    - Un peu oui.

     

    - Ca ira vite alors, promis.

     

    - Mais je…

     

    - Chut, me chuchote-t-il. »

     

    Il me prend mes deux mains, approche son visage du mien et m’embrasse. C’est comme avec Chad, menthe fraîche avec sa langue qui chatouille la mienne. Je ne l’aime pas, mais ça peut peut-être m’aider à oublier Chad. On va dire que c’est pour me venger de lui… Il s’assoit sur le petit siège et m’attire encore plus contre lui.

     

    « Tu me dis quand je vais trop loin d’accord, dit-il. »

     

    Je hoche la tête. Il retire son tee-shirt, il est tout bronzé et son corps est en tablette de chocolat. Il se colle encore plus à moi et descend ses mains au bas de mon dos. Il commence à défaire ma robe.

     

    « - Tu vas trop loin, lui dis-je.

     

    - Non, attends encore un peu, dit-il en faisant glisser ma robe.

     

    - Alex stop, arrête !! Stop, stop !!

     

    - Non, susurre-t-il en plaquant sa main sur ma bouche et en faisant descendre ma robe en bas de mes chevilles.

     

    - Mais, mais laisse-moi là !! A l’aide !! Lâche-moi !! 

     

    - Chut Nora, ça ira très vite je te le promets, termine-t-il en me donnant un coup de poing dans la figure.

     

    Je suis complètement assommée, toutes les lumières s’éteignent alors d’un seul coup et Alex descend son caleçon. Je ne veux pas souffrir une deuxième fois, je replie mes jambes et serrent les cuisses. Ils me les desserrent et m’embrasse rudement, j’essaye de fermer la bouche mais il est plus fort que moi. La porte de la cabine s’ouvre alors à la volée et Chad apparaît au seuil de celle-ci. Il saisit Alex et le jette par terre, me prend dans ses bras avec mes affaires et m’emmène dans une cabine à l’opposé de celle dans laquelle j’étais. Il me dépose le siège, me chuchote à l’oreille de me rhabiller correctement et il repart vers Alex. J’entends un cri, je remets mes vêtements correctement et Alex apparaît à la porte. Il se jette sur moi et m’embrasse follement. J’essaye de le repousser mais sa force est incroyable. Il recommence et essaye de terminer ce qu’il n’avait pas pu finir mais je vois Chad arrivé derrière lui, il lui donne un énorme coup de poing dans la figure, me reprends dans ses bras et m’emmène hors du magasin en demandant aux vendeuses de tout de suite appeler la police car un dingue est dans leur commerce. Il court très vite, j’ai les larmes qui me montent aux yeux. Nous sommes sous un arrêt de bus. Il m’assoit sur le siège et s’installe à côté de moi. Il passe son manteau sur mes épaules.

     

    « - Tout va bien Nora ?, me demande t-il avec une voix inquiète.

     

    - Oui, dis-je en reniflant doucement. Je, je…

     

    - Ce n’ai pas ta faute, je suis désolé pour tout se qui c’est passer Nora, vraiment désolé.

     

    - Je, je…

     

    - Tu trembles, tu es sur que tout va bien ?

     

    - Non, plus rien ne vas, rien du tout,  pardonne-moi Chad, je ne savais pas que ton deuxième frère était si dangereux.

     

    - Je n’aurais pas du te laisser partir comme ça. C’est ma faute, continue t-il en me serrant dans ses bras.

     

    - Tu n’aurais pas été là, je me serai retrouver avec un bébé dans neuf mois ! Merci Chad, vraiment, dis-je en pleurant à chaudes larmes. Où est Lysias ?

     

    -…, elle est morte, ils l’ont tuée, j’avais peur pour toi et quand j’ai vu qu’ils organisaient une fête, je suis directement allé en ville. Je t’ai vu entrer donc je t’ai suivi, il est aussi entré mais, je ne l’ai pas reconnu sur le coup. C’est ma faute, tu dois rentrée, tu es fatiguée et je, je m’en excuse sincèrement de tout se qui t’arrive.

     

    - Elle n’est plus là, pourquoi ne m’as-tu rien dis à son sujet ?

     

    - Je ne me rappelle pas avoir été avec elle. Quand je me suis réveillé, elle était étendue devant moi, morte. Ils l’ont pendue.

     

    - C’est, c’est horrible.

     

    - Avoue que tu trouves ça peut-être horrible mais qu’au fond, tu es quand même un peu heureuse non ?

     

    - Je ne sais plus quoi pensée Chad, je ne veux que toi et personne d’autre. Je pensais pouvoir me venger de toi en embrassant ton frère mais de toute façon, tout se que je fais se retourne toujours contre moi. Pourtant ses paroles avaient l’air si sincère.

     

    - Il est très enjôleur mon ange. »

     

    Il me prend  dans ses bras.

     

    « - Excuse-moi Nora.

     

    - Tu n’as rien fais Chad, je ne veux pas continuer à être la proie de ses monstres. Que dois-je faire quoi pour les chasser ?

     

    - Les tués, un par un. Ils aiment la souffrance alors essaye d’apaiser leur soif.  Alex en était surement un, sinon, pourquoi serait-il revenu. Je ne lui ai jamais fais confiance.

     

    - Lysias était elle aussi…

     

    - Une damnée, oui. Elle l’était encore et elle nous a tous trompés. C’est elle qui a tués Noam et Symh. Seule une damnée comme elle pouvait faire une chose pareille. La vengeance, voilà ce qu’elle voulait sauf qu’elle n’a pas réussi. Lysias prenait le contrôle de mon corps quand elle le voulait, c’est pour ça que je ne pouvais pas réagir à temps.

     

    - Donc, tu ne te souviens de rien ?

     

    - Non, à part peut-être, cette sensation douce sur mes lèvres, répond t-il un peu perdu. Et aussi un lit, je m’en souviens, il devait être doux car je me sentais bien, enfin, ce n’ai que se que je me rappelle, après…

     

    - Tu te rappelles de la personne avec qui tu étais à se moment là ?

     

    - Non, dit-il en me regardant dans les yeux.

     

    - Ah, dis-je l’air déçu mais heureuse à la fois.

     

    - Non pas encore mais, ça ne va pas tarder. Viens là, il me sert un peu plus dans ses bras. Ca va mieux ?

     

    -…, je hoche la tête, son cœur bat, il est bien, comme moi.

     

    - Tu es sur ? Quelque chose te tracasse ?

     

    - Oui, pourquoi Alex s’en est pris à moi ? Pourquoi tout le monde s’en prend à moi ?

     

    - Je ne sais pas. Ah !!, gémit-il en regardant la pluie commencée à tomber. Ils avaient bien prévus une tempête pour se soir. Ca va souffler, on devrait y aller.

     

    - Où ? Allez où ?

     

    - Chez moi pourquoi ? Tu préfères peut-être retourner à l’internat ?

     

    - Oui, je préfèrerais, il commence à faire nuit et je ne tiens pas à rester seule avec toi dans le chalet en pleine forêt.

     

    - Tu ne me fais plus confiance ?

     

    - Je t’ai toujours fait confiance Chad, mais…j’ai peur.

     

    - Je t’accompagne alors, je passe la nuit avec toi et, dit-il en me mettant son doigt sur ma bouche, je ne change jamais d’avis.

     

    - D’accord. »

     

    Il appelle un taxi et me fais monter à l’intérieur. La voiture démarre, elle roule très vite. Il doit surement voir que je m’inquiète car il met sa main sur ma cuisse et je pose délicatement ma tête sur son épaule. Le taxi s’arrête et nous descendons.

     

    « Je passe par la fenêtre d’accord ? Personne ne doit me voir, a tout de suite. »

     

    Je le sens très mal mais j’entre quand même dans l’internat. Je monte l’escalier et me dirige vers ma chambre. Quelqu’un est posté devant, je pense de suite à Chad mais la peur m’envie de nouveau. Je me retrouve devant lui.

     

    « - Alex…, soufflai-je.

     

    - Tiens, tiens, comme on s’retrouve bella, dit-il en collant son corps à moi et me tenant les mains fermement mais discrètement pour que personne ne nous voient. 

     

    - Chad est là, tu ne devrais pas faire le con maintenant.

     

    - Ah bon ?, continu t-il en passant sa main droite dans mes cheveux. Et si par malheur Chad, était tombé du toit à cause d’une certaine personne, tu trouve toujours que je vais trop loin ?, chuchote t-il en m’attirant vers lui encore plus.

     

    - Lâche-moi espèce de sale pervers !!

     

    - Mais enfin chérie, arrête un peu de gesticulée dans tout les sens, tu vas effrayée les autres. Ne vous inquiétés pas, dit-il aux jeunes un peu plus loin, c’est un jeu entre nous.

     

    - Non !! Aidez-moi, ce n’ai pas vrai, pas vrai…, répétai-je à bout de souffle.

     

    - Chut ma belle, laisse-toi faire maintenant. »

     

    Il m’entraîne dans ma chambre et referme soigneusement la porte à clé. Il me jette sur le lit et s’approche de moi.

     

    « - Mais qu’es que tu m’veux !!, hurlai-je en pleurant.

     

    - Toi, je te veux toi, je dois avoir ton sang, une goutte seulement et aussi un enfant, ton enfant, qu’il vienne de moi ou de n’importe qui d’autre, je devrais avoir ton enfant, il doit mourir pour que nous restions libre, dit-il en enlevant son tee-shirt.

     

    - Et tu crois vraiment que tu vas réussir à faire ça avec moi ?!!

     

    - Tu es là seule fille sur damnée encore vivante dans ce monde, Lysias est morte et ta grand-mère aussi. Donc, soit tu le fait avec Chad soit avec moi mais je crois qu’il n’est plus là.

     

    - Salaud !!!! »

     

    Je me jette par terre et cours vers la fenêtre. « Lily, aide-moi, grand-mère à l’aide… », Chuchotai-je. J’ouvre la fenêtre et saute par-dessus. J’atterris sur l’herbe mouillée, quelqu'un m’aide à me relevée, m’attrape la main et m’attire vers la forêt le plus vite possible. Chad, c’est toi ? J’entends une voix dans ma tête.

     

    «  C’est nous Nora, on est là, ne t’inquiète pas, tu es presque arrivée ». J’arrive alors devant un chalet. Je défonce la porte et entre à l’intérieur. Chad est étalé par terre en train de gémir.

     

    « - Chad, Chad, ne m’abandonne pas, je t’en pris…

     

    - Je, je, suis là…pour toujours.

     

    - Il est mort, dit une voix derrière moi. »

     

    Je me relève les yeux rouges et la colère me saisit d’un coup. Je fonce vers Alex, je le jette à terre, et le frappe, le rue de coup de poing, de claques. Je continue de le frapper malgré ma fatigue. Je me relève quelques minutes plus tard, il est assommé. Je retourne vers Chad, et le touche, il est gelé et blanc comme un vampire. Je pousse un hurlement de fureur et m’enfuie dans la forêt.

     

    Je ne sais pas combien de temps j’ai couru mais je ne respirais même plus quand je me suis effondrée par terre, morte de douleur, de fatigue, de tristesse et de chagrin. Il n’y a plus personne, ma nouvelle direction s’est effondrée devant moi, je suis un animal mort dans la nature. Un manque, un bout de sourire en moins, une larme en plus, des pensés qui me coupent de ma nature, sous ma tristesse, mes larmes ne font que remplir mes pensés douloureuses. Je reste là, allongée par terre, à attendre que ma flamme s’éteigne. Se n’ai que justice, après tous mes efforts, je suis en vain, de pensée que mes larmes ne sont que mon bonheur envolé. Se n’ai plus moi, je ne suis rien, sans toi. Je t’aime Lily, à bientôt…

     

    Nora Kazama, dernier jour de vie sur terre.

     

     

     

    Je me sens traînée, hors de vue, je reste allongée dans l’herbe fraîchement mouillée. Chad, pas toi… Tu étais mon dernier espoir, tu ne peux pas partir sans moi. Ma grand-mère, Lily, Noam, Symh, Lysias et maintenant toi. Je ne sais vraiment pas tenir mes paroles. Je ne te reverrais plus jamais, tu vas disparaître comme tu es apparu. Tu n’as pas le droit de t’enfuir déguisé en ombre. J’ai la tête qui tourne, je ne peux plus penser.

     

    « - Ah !! », hurlai-je, je suis dans les bras de quelqu’un et on me transperce le cœur à coup de hache. J’entrouvre les paupières, ce n’est pas ça, personne ne me tiens, je suis morte…

     


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    Chapitre 8 

     

     

     

    J’ai mal partout, au dos, aux bras, aux jambes. Je suis… VIVANTE ? Je me réveille en sursaut. Je suis allongée sur lit d’hôpital, enfin à se que je vois. Je me lève un peu, et regarde autour de moi. Il n’y a personne à part un autre corps à côté de moi sur un autre lit. Je me penche un peu plus pour voir qui c’est mais une infermière arrive et me repousse contre le lit.

     

    « - Qui es-ce ?, lui demandai-je en désignant le deuxième lit.

     

    - Nous ne pouvons pas vous le dire mademoiselle.

     

    - Dites-le-moi, je vous en prie. 

     

    - Il s’appelle, hum, dit-elle en chercher dans son agenda. Alex, oui c’est ça Alex.

     

    - Que, quoi ? Vous n’avez pas trouvé quelqu’un d’autre ? Un autre corps ? Un garçon !! Il s’appelle Chad Marvelo, s’il vous plaît !!

     

    - Madame, votre tension monte très vite, s’écrie telle. Docteur !! Venez vite, elle s’est réveillée mais souffre d’un traumatisme je crois. Elle n’arrête pas de dire que quelqu’un d’autre se trouvait dans le chalet hier soir. Elle rêve ?

     

    - Elle doit surement être encore un peu endormie, je vais lui refaire une piqure, vous savez Jenna, restez seule dans le froid, une nuit entière, se n’est pas bon pour une si jeune fille. Elle doit surement se reposer encore un peu.

     

    - Mais non !!, hurlai-je en le voyant s’approcher de moi avec la grosse aiguille. Trouver le, pitié !!! Retrouver le…, soufflai-je après l’avoir reçu. »

     

    Je sombre une nouvelle fois dans un sommeil très profond. Où es-tu Chad, où es-tu…

     

    « Aide-moi… ». Je sursaute sans me réveillée, je suis dans un rêve.

     

    « - Qui est là, chuchotai-je.

     

    - C’est moi, Nora, tu m’entends ?

     

    - Qui-es-ce  ?, demandai-je toujours en chuchotant.

     

    - Nora, c’est moi, Chad, je suis là. Je suis dans ton rêve pour te prévenir, ils m’ont eu, va t-en d’ici tout de suite, sinon ils t’auront aussi.

     

    - Chad ?, soufflai-je. Tu es mort ?

     

    - Non, toujours en vie mais fais vite, va t-en et ne reviens pas.

     

    - Où es-tu ?

     

    - Dans un endroit sombre, je ne vois rien, je pense que c’est dans une grotte…Je dois te laissé, il arrive. Je t’aime et sauve toi vite de là.

     

    - Chad !!, criai-je en me réveillant. Je dois partir d’ici. »

     

    Je me lève, je suis toujours avec mon jeggins, et mon tee-shirt à drapeau. Je mets mes vans noir aux pieds, et m’avance vers la porte. J’entends quelqu’un ricaner derrière mon dos. Je me retourne, Alex est assis sur son lit en train de me regarder.

     

    « - Tu n’y arriveras pas, ils ont tout bloqués, j’ai déjà essayé.

     

    - Aide-moi. Je dois sortir de là, s’il te plaît.

     

    - Je vais t’aider mais à une condition.

     

    -…, laquelle ?

     

    - Sauves-nous tous.

     

    - Je vais essayer. »

     

    Alex se lève du lit et ouvre la fenêtre qui est à ma gauche. « Par ici, il n’y a personne. » Il traverse la fenêtre tout doucement et je le suis. Nous sommes dans la forêt, toujours dans celle là, ce n’est pas possible, jusqu’où va-t-elle me suivre. Nous commençons à marcher quand des bruits de pas derrière nous se font entendre. « Ne bouge plus », dit Alex. Je ne bouge plus d’un pouce, les bruits de pas s’en vont vers l’opposé de notre direction. Nous recommençons alors à marcher. Il avance drôlement vite pour un gars si découragé. Nous arrivons devant un chalet, le miens, enfin, c’était le mien il y a quelques heure. Il donne un énorme coup de pied dans la porte et elle se fracasse contre le sol. J’avale ma salive et avance dans la pièce sombre.

     

    Alex allume la lumière.

     

    « - Tu c’est où est Chad, me demande t-il après s’être servi un verre d’eau.

     

    - Comment le sais-tu ?

     

    - Tu ne te serais jamais levée de ton lit en forme si tu ne savais pas quelque chose.

     

    - Il est dans une grotte, je crois savoir laquelle mais elle est à l’autre chalet, tu penses pouvoir y aller ?

     

    - Tu crois que je suis faible ou quoi ! »

     

    Il me tend la main et me fais grimper sur son dos. «  On ira plus vite comme ça ». Il sort de la pièce et cours comme un fou dans la forêt en direction du deuxième chalet. Je regarde droit devant moi pour essayer de le distinguer mais rien, je ne le vois pas. Il continu d’avancer, nous nous enfonçons dans la forêt petit à petit. J’aperçois enfin quelque chose au loin, il est là, le chalet apparaît dans toute sa splendeur. Il s’arrête devant la porte et me fait descendre. J’ouvre la porte avec une épingle qui était dans mes cheveux. Clic !! Elle s’ouvre, nous entrons. Il allume la lumière. Je me dirige vers la porte de Chad, elle est déjà ouverte en grande.

     

    « - C’est bizarre, dis-je à voix basse.

     

    - Pourquoi ?, me répond Alex.

     

    - Sa porte est toujours fermée à clé et encore, il faut la trouver cette coquine. Je ne comprends pas.

     

    - Ils sont surement venus ici pour le chercher.

     

    - Au non, Chad ! »

     

    J’entre dans sa chambre, ils ont du le chercher car il y a les meubles qui sont renversés, le lit qui est retourné, les posters déchiquetés. Je me baisse et rampe en dessous du lit, comme la dernière fois. Alex me suis sans dire un mot. Je descends le petit escalier et regarde la longue descente bossue. Je me jette alors dans le vide et descend le plus vite possible cet espèce de toboggan mortel. Je me cogne une nouvelle fois contre quelque chose de dur. Il se brise et me laisse continuer ma longue chute. J’arrive en bas doucement. Je me lève, avance et regarde autour de moi.  Je ferme les yeux et me remémore la scène avec Chad : Ne me quitte jamais Chad… Tu es tout pour moi Nora, je suis si heureux d’être avec toi. Ses lèvres sur moi me réchauffent le cœur, rien que d’y penser, je suis heureuse. Alex arrive derrière moi et regarde autour de lui.

     

    « - Ils ne sont pas là, dit-il.

     

    - Je sens quand même sa présence avec moi, il est quelque part, je le sens dans mon cœur, il me le dit.

     

    - Ah, si tu l’dis, en tout qu’à, moi j’te dis, il n’est pas là. Tu t’es trompée Nora.

     

    - Non, ce n’est pas possible, dis-je doucement. Il est là, Chad, dis-moi où tu es. »

     

    Je mets mes mains sur ma figure et me concentre. « Pas…ici…Nora…là…bas…autre…côté…ils m’ont eu ». Je reste debout, non, ils ne t’ont pas eu, non.

     

    « - Non !!, hurlai-je en pleurant.

     

    - Que se passe t-il ici ?, cri une voix au loin.

     

    - Nora, on y va, viens.

     

    - Non, si on reste, ils nous emmènerons jusqu’à Chad !!, chuchotai-je.

     

    - Bah, moi, je m’en vais. »

     

    Alex se lève et fait demi-tour, il part se cacher derrière une grosse pierre. Je me lève à mon tour et commence à avancer vers la grosse voix, je tremble de partout. Je me retrouve alors devant une grosse brute toute déchaînée. J’entrouvre la bouche mais avant que je ne puisse crier, il me prend dans l’une de ses mains, me soulève du sol, se retourne et marche vers une pièce encore inconnu. Il arrive devant MON PERE et me pose à ses pieds. Il me fait agenouiller par terre et me fais maintenir cette position.

     

    « - Nora, très chère fille. Comme il est bon de te revoir enfin parmi nous, tu peux la laisser se relever Gradus, dit-il ensuite à la grosse brute.

     

    - Où est Chad ?, dis-je en me relevant difficilement.

     

    - Toujours la même question à tes lèvres, où est Chad, où est Chad, où est Chad. Eh bah il est là, répond t-il en montrant une personne enchaîner à un mur derrière moi. Il n’est pas mort, nous l’avons juste surpris en train de te communiquer par penser. Donc, il est enchaîné.

     

    - Relâche-le. Pour moi…

     

    - Hum, non. Tu vois, je ne te fais plus confiance depuis longtemps donc, non, je ne le détacherais pas.

     

    - Que vas-tu me faire ?

     

    - Je ne sais pas, peut-être te torturer un peu beaucoup et un si de suite.

     

    - Tu ne ferais pas ça ?, dis-je en commençant à reculer.

     

    - Tu n’aurais pas du venir le sauver, Gradus, enferme-là avec se, cette saleté !! »

     

    Gradus me prend dans sa main et marche vers une gigantesque cage, enfin grande en hauteur mais en largeur, elle ne l’est pas. Il me pose dedans et se dirige vers Chad, il le prend par la taille, s’avance vers moi et le jette fortement dedans.

     

    « Chad !! »

     

    Je le prends dans mes bras et allonge sa tête sur moi. Il ouvre tout doucement les yeux et me regarde. Je lui souris.

     

    « - Tout va bien ?, lui chuchotai-je.

     

    -…, oui, souffle t-il.

     

    - On va sortir de là, promis.

     

    - Tu m’as déjà promis des tonnes de choses et comme tu vois, nous en sommes là maintenant.

     

    - Je, je suis désolée.

     

    - Je, dit-il en s’asseyant, je rigolais. Ce n’ai pas de ta faute. J’ai juste, trouvé le moyen de faire souffrir ton, ton…

     

    - Père, lequel ?

     

    - Il me déteste et il n’aime pas nous voir, collés ensemble donc, j’ai trouvé le moyen de la détruire intérieurement.

     

    - Alex avait raison alors, ce n’ai pas moi qu’il veut, se sera mon enfant, il n’y a plus de femme damnée à par moi, si ils veulent continuer d’exister, il n’y a que moi qui puisse le faire.

     

    - Tu ne veux quand même pas…

     

    - Non mais, pourquoi ne t’a-t-il pas tué ?

     

    - Je ne sais pas.

     

    - Il savait que j’étais la seule fille restante et qu’il faudrait quelqu’un pour le succéder. Donc, il nous a gardés en vie pour ensuite…

     

    - Vous tués quand tu auras un fils, termine se monstre de père. Tu as entièrement raison. »

     

    Je me retourne et Chad aussi, Nous le regardons droit dans les yeux.

     

    « - Sale démon !!, cri Chad.

     

    - Tu te traite toi-même crétin. Je m’appelle Skateur si tu veux savoir. Bon alors en faite je t’explique ma très chère fille. Il me suffit juste d’un peu de ton sang pour pouvoir rester en vie assez longtemps jusqu’à se que tu meures. Une fois morte, je pourrais rester en vie pour l’éternité. Et avec ton sang, je créerai un homme, qui sera, ton fils, et il régnera quand je mourrai.  

     

    - Sa ne marchera pas !!, m’écriai-je. Tu n’auras jamais mon sang !

     

    - Gradus, sors monsieur le charmeur de là. »

     

    Cette énorme brute saisit Chad de la cage, et le lui apporte. Skateur sort un couteau fin mais très pointu et le pointe sur le cou de Chad.

     

    «- Non !!! Non, non, je t’en prie, non… », priai-je.

     

    - Tu sais, si je lui prends son sang je me demande comment tu réagiras.

     

    - Très mal, si tu veux mon avis espèce de sale monstre !!

     

    - Tu le prends comme ça, dit-il en enfonçant le couteau dans sa chair.

     

    - Non !! Ne le tut  pas, non…

     

    - Trop tard.

     

    - Non !!, cri ALEX en courant vers Skateur et Chad. Je ne te laisserai pas tué mon frère aussi facilement.

     

    - Argh !! »

     

    Alex saute sur Skateur et lui arrache le couteau des mains. Chad tombe par terre mais arrive à amortir sa chute. Il court vers moi et me libère de cette cage. Je tourne la tête et vois Skateur sur Alex, il met le couteau en l’air et…il poignarde quatre fois sa poitrine. Le sang coule doucement sur sa main. Skateur se relève, s’approche de moi et me prend le bras, Chad se rut sur lui et lui écrase le nez à coup de coude. Il tombe à terre et gémit fortement. Je cours vers Alex, il est mort, le sang coule sur mes doigts, je les regardent et aperçois près de moi le couteau fin. Je le prends et me dirige vers Skateur. Il se bat avec Chad à mains nues. Je vais derrière cette horreur et lui plante profondément la lame du couteau dans le dos. Il pousse un long cri et se retourne pour essayer de m’étrangler. Chad reprend le couteau de son dos et lui plante à l’arrière de la tête puis il s’effondre devant Chad et moi. Nous nous regardons, Chad me prend dans ses bras et me caresse les cheveux. Je sens son cœur battre très fort. Je me retourne ensuite et marche vers le corps d’Alex. Chad se met à genou devant lui et je remarque une larme coulée sur sa joue.

     

    « - Ca va ?, demandai-je.

     

    - Beaucoup mieux que quand j’étais attaché au mur.

     

    - Je suis désolé pour ton frère.

     

    - Je pense qu’il valait mieux que ça se termine comme ça. S’il ne l’avait pas tué, qui c’est se qui se serait passé.

     

    -Je comprends, dis-je en laissant tout de même une larme coulée aussi.

     

    - Ne pleure pas Nora, il a eu se qu’il méritait. Et puis pour ton père,…, je suis désolé.

     

    - Tu n’as pas à l’être, c’est bien se qu’il méritait aussi non ?, dis-je en souriant les larmes aux yeux.

     

    - Tu me fais pitié, dit-il en rigolant et en me prenant dans ses bras. Tu es drôlement courageuse pour une fille qui vient de perdre son père.

     

    - Ca ne l’était pas vraiment. Que fait-on maintenant ?

     

    - Tu vas rentrer à l’internat et je t’accompagne, dit-il en me souriant, et tu vas aller te reposer dans le calme d’accord ? Tu as bien besoins d’une bonne nuit de sommeil non !!

     

    - Oui, nous l’avons mérités tout les deux, tu pourras rester ?

     

    - J’ai quelque chose d’autre à faire mais je te rejoindrais aussi vite que je ne le suis parti. Aller viens, ne perds pas de temps j’ai un mauvais pressentiment. »

     

    Je le suis sans parler, moi aussi j’en ai un, je ne sais pas pourquoi mais je sens que cette nuit ne sera peut être pas de tout repos. Nous marchons dans l’herbe fraîche et j’aperçois la fenêtre de ma chambre au loin. Je remarque que Chad marche vraiment vite par rapport à d’habitude. Nous arrivons enfin devant les portes, nous entrons.

     

    « - Qui-es-ce ?, me demande la réceptionniste en louchant sur Chad.

     

    - C’est, dis-je en là regardant faire, mon copain.

     

    - Il n’a pas le droit d’entrer ici Nora, c’est le règlement et tu le sais.

     

    - Madame, dit Chad d’un coup, vous pouvez nous faire une petite faveur ?

     

    - Mais bien sûr, si c’est pour vous, comment vous appelez vous ?

     

    - Chad Marvelo, pourquoi ?

     

    - J’ai besoin d’une signature. Merci »

     

    Chad signe la feuille et nous repartons vers ma chambre, je ne parle toujours pas. Il m’ouvre la porte, et nous entrons. Je m’assois sur mon lit. Il commence à repartir quand…

     

    - Chad…, dis-je.

     

    - Oui ?

     

    - Tu vas faire quoi ?

     

    - Enlever les corps et les brûler.

     

    - Tu es…barbare !!, m’écriai-je.

     

    - Pas autant que eux, à tout à l’heure, et appelle moi s’il y a un problème surtout.

     

    - Ne t’inquiète pas pour moi, je serai me débrouillée toute seule, aller, à toute à l’heure. »

     

    Chad sort de la pièce et me laisse seule, enfermée. Je regarde autour de moi, je me sens mal, comme si quelque chose n’était pas à sa place. Je sens comme une onde négative dans la pièce mais rien. Je vais prendre mon pyjama dans une des commodes, et me dirige vers les douches qui se trouvent à l’extérieur de ma chambre. Le couloir est encore illuminé, je croise quelque élèves mais eux ne prêtes aucune attention à moi et tant mieux. J’arrive devant l’une des portes des douches et l’ouvre. J’entre et la referme derrière moi, je pose mes affaires sur un petit meuble à côté de moi et me déshabille. J’entre dans la douche et allume le jet. L’eau chaude coule sur mes cheveux puis sur mes épaules, elle retombe après par terre, à mes pieds. Je me lave et me rince. Je sors de là et me sèche les cheveux et le corps. Je mets mon pyjama et retourne dans ma chambre, je m’allonge sur mon lit, ferme les yeux et pense à la vie que j’aurai pu mener, comme tous les autres lycéens. Je me vois courir dans l’herbe en train de rigoler avec Lily, Chad, Noam, Symh et Lysias. Nous faisons des gages et bien sur, tous tombent sur moi, comme d’habitude. Je me sens heureuse, j’aimerai ne jamais me réveiller. Avoir une vie comme tous le monde, qu’es ce que se serai bien… J’ouvre les yeux, il n’y a personne dans la pièce. J’entends de la musique, la fête !! Je l’avais complètement oubliée. Je me lève et regarde l’heure, 21h 03, j’ai encore le temps. Je sors la robe que je portais quelques heures auparavant. Je l’enfile et mets des escarpins noirs que je trouve dans des placards. Je me regarde dans le miroir. Je me détache les cheveux, ils sont tous lisses. Je sors de ma chambre, descends les escaliers et entre dans la salle où se déroule la fête. La musique bat à son plein. Je vais sur la piste de danse et commence à danser. Je regarde les étudiants, je ne les connais pas. Je me laisse bercer par la musique. Après quelques minutes, je vais me trouver un siège et bois un jus d’orange. La musique se métamorphose en slow, Same mistakes des One Direction. Un garçon s’approche de moi, Chad.

     

    « - Voulez-vous bien m’accorder cette danse ?, dit-il.

     

    - Mais bien sur. »

     

    Il me prend la main et m’emmène sur la piste de danse. Il pose ses mains sur mes hanches et commence à danser, je le suis en posant mes mains sur ses épaules. Il se rapproche de moi et me dépose ses lèvres sur les miennes. La musique nous guident et nous restons scotchés l’un à l’autre, c’est la plus belle soirée. Il me chuchote à l’oreille un je t’aime et nous continuons à danser jusqu’à se que la musique recommence de nouveau à bouger. Je regarde Chad, il me fait un clin d’œil, je lui souris. Nous dansons, dansons, jusqu’à se que mes jambes soient trop fatiguées pour continuer. Je dis à Chad que je rentre, il me suit. Nous sortons de la salle, montons l’escalier et entrons dans ma chambre.

     

    « - Alors la soirée ?, dis-je.

     

    - Je l’ai trouvé très amusante. Mais, tu dois être fatiguée ?

     

    - Un peu, mais pas encore tout à fait.

     

    - Tu ne peux pas savoir comme cette fête m’a permis de me rendre compte à quelle point c’est magnifique la vie.

     

    - Pourquoi tu dis ça ?

     

    - Peut-être parce-que je veux en profiter le plus possible. Aller au lit !! Tu dois être en forme pour demain.

     

    - Toi aussi, tu dors où ?

     

    - Avec toi, je vais rapprocher les deux lits. Enfin, si tu n’y vois aucun inconvénient ?

     

    - Aucun… »

     

    Je vais mettre mon pyjama pour la deuxième fois de la soirée puis monte sur mon lit et me glisse sous les couvertures, Chad fait la même chose. J’enlève ma chaîne, celle que Lily ma offerte la première fois que l’on c’est vu. Il éteint les lumières et m’embrasse, il me souffle bonne nuit, je lui renvoie la même chose. Je m’endore très vite, je sombre dans un rêve où le mal n’existe pas, où tout le monde s’aiment. Quelque chose me choque, je trouve ça bizarre de ne pas voir quelques personnes se disputer. Il n’y a que du bien, pas de mal, rien. J’entends alors une sonnerie, elle ne vient pas de mon rêve, elle est réelle.  Je me réveille, c’est le portable de Chad, il n’est pas là, son lit est vide. Je le prends, il affiche « Lysias ». Je sors du lit, regarde la table de chevet, ma chaîne a disparu, je me dirige vers les douches pour garçons. Il doit surement être là bas. J’entends ruisseler l’eau.

     

    « - Chad ? Tu es là ?

     

    - C’est qui ?, dit une voix que je ne reconnais pas.

     

    - Je, je…je suis désolé, vous n’auriez pas vu un garçon ?

     

    - T’es une fille !! Tu fou quoi dans les douches des gars toi, attends je sors. »

     

    Je me retourne et attends quelques instants.

     

    « - Wesh !! C’est bon, tu t’appelles comment ?

     

    - Nora, dis-je en me retournant, et toi ?, il est en jean avec un tee-shirt blanc, il a sa mèche sur le côté, ses cheveux sont d’un jet noir.

     

    - Matthias, tu fais quoi ici ?

     

    - Je cherche un gars, tu n’en aurais pas vu un autre par hasard ?

     

    - Hum, non, pas ici. Il s’appelle comment ? C’est ton copain ?

     

    - Il s’appelle Chad et…oui.

     

    - Ah, bon et bah tu es en quelle année ?

     

    - En seconde et toi ? Pareil non ?

     

    - Non, première.

     

    - Ah, d’accord, je vais te laissée, je dois le retrouver. A plus.

     

    - Ouais, à plus Nora. »

     

    Je sors des douches et retourne dans ma chambre. Il n’est toujours pas revenu, je m’habille vite fait et descends dans la salle pour déjeuner. Je regarde partout, mais il n’est nulle part. Je soupir, il a du repartir au chalet. Je vais donc m’assoir à une table et demande à la serveuse, oui nous on a des serveuses pour nous servir, de la brioche et un verre de jus d’orange. Deux garçons s’approchent de la table, je reconnais Matthias.

     

    « - Salut Nora, dit Matthias en s’asseyant je te présente Sébastien, mon meilleur ami depuis l’enfance. »

     

    Il a les cheveux courts et son pantalon moulant me fais penser à un clown, il porte un sweat gris.

     

    « - Bonjour, dit celui-ci.

     

    - Je lui ai déjà dit que tu n’étais pas libre.

     

    - Ah, bonne nouvelle, dis-je en regardant Sébastien faire la tête, il a l’air drôle ton ami.

     

    - Très, il devrait devenir clown plus tard.

     

    - Hihihi, rigole Sébastien mort de rire.

     

    - Je vois, dis-je l’air un peu dégouter mais souriante.

     

    - Enfin bon, dit Sébastien en reprenant son sérieux, tu cherches toujours Chad ?

     

    - Oui, tu sais où il est ?

     

    - Oui, je l’ai vu sortir d’une chambre se matin, il rigolait, c’est se qui m’as fais rire aussi. Et au faite vous connaissez cette blague : c’est Sherlock Holmes et le docteur Watson qui sont en train de camper
    Holmes dit à Watson: "regarde le ciel, et dis-moi à quoi tu penses"
    Watson regarde le ciel, et s'exclame: "je pense au vaste de l'univers, en regardant toutes ces étoiles, je me rends compte que nous ne sommes peut-être pas seuls:... peut-être y a-t-il une forme de vie là-bas, quelque part, qui regarde même dans notre direction et qui penses à la même chose que nous pensons... pourquoi Holmes ?

     

    Tu dois être en train de penser la même chose que moi quand tu vois ce merveilleux ciel étoilé?"
    "Non, quand je vois ce ciel, je pense qu'on s'est fait voler notre tente", et il se met à rire, il devient tout rouge et après un long silence, Matthias et moi commençons à rire. Je me sens…heureuse, tout simplement contente. Sébastien se lève et se retourne pour rigoler fortement. Nous n’en pouvons plus. J’arrive tout de même à reprendre mon calme, Seb se rassoit.

     

    « - Bref, pour Chad, je l’ai vu, me dit-il en rompant le silence.

     

    - Où ça ?

     

    - Bah, la première fois, c’était, euh, il sortait de la chambre d’une fille et après c’est derrière toi, près de la porte. »

     

    Je me retourne, il porte un sweat gris et un jeans normal et aux pieds, ses Vans bleu et blanche, il est toujours aussi bien coiffé. Il a le dos collé sur le côté de la porte. Je me lève du banc, dis en revoir aux garçons et m’avance vers lui. Il tourne la tête dans ma direction au moment où j’arrive devant lui.

     

    « - Où étais-tu ?, criai-je à peine.

     

    - Bonjour, bien dormi ?, me répond t-il.

     

    - Je t’ai posée une question.

     

    - Je suis sorti, moi aussi je t’en ai posé une.

     

    -…, je me recule un peu en baissant la tête puis en la relevant. Oui j’ai bien dormie. Tu aurais pu m’attendre…

     

    - Allons dans la chambre, il y aura moins de bruit. »

     

    Il se dirige donc là bas, moi sur ses talons. Nous entrons, je vais m’assoir sur le lit, il fait de même.

     

    « - Bon, pourquoi ne m’as-tu pas attendu ?

     

    - Tu dormais, je ne voulais pas te réveiller et il fallait bien se débarrasser des corps non ?

     

    - Où les as-tu mis ?

     

    - Je les ai enterrés un peu plus loin dans la forêt. Ils méritaient bien ça quand même.

     

    - Je comprends, quand es-tu rentré ?

     

    - A l’instant, je serai venu te chercher avant sinon. Et toi, où as-tu rencontrée ses garçons, ils ont l’air…sympathique.

     

    - Ils le sont,  je, j’ai rencontrée celui avec les cheveux long dans les douches des garçons, je te cherchais et l’autre dans la salle.

     

    - Dans les douches ?

     

    - Rien, il n’y a rien eu, ne t’inquiète pas. Quand je me suis réveillée, ton téléphone sonnait, c’est se qui m’a réveillée mais il affichait « Lysias ». Tu peux me dire pourquoi ?

     

    - Je ne sais pas, quelqu’un a du prendre son portable et m’appeler.

     

    - Je ne saisie pas, tu émets une hypothèse sans fondement.

     

    - Je ne sais pas, et je te le répète, quelqu’un a du le prendre.

     

    - Hum, hum, c’est bizarre mais je te crois.

     

    - Bonne nouvelle, tu as l’air…tracassée, j’ai raison ?

     

    - Oui, ma, ma chaîne a disparu. Je pensais que tu l’avais prise sans faire attention, tu l’as ?

     

    - Euh, non, je ne savais même pas que tu en avais une. Elle t’a été offerte par qui ?

     

    - Lily, la première fois qu’on c’est rencontré, elle me la donnée en me faisant jurer de ne jamais l’oublier. C’est ce que j’ai fais mais…

     

    - Ce n’ai pas de t’as faute si elle n’est plus là. On va la retrouver cette chaîne, elle a du tomber. »

     

    Il se baisse et regarde en-dessous du lit, sous la petite table, partout où elle aurait pu aller mais rien. Je pousse un soupir, elle ne peut pas avoir disparu comme ça. Chad se rassoit sur le lit, il sort de son sweat une chaîne identique à la mienne et il la détache de son cou.

     

    « - La première fois que j’ai embrassé une fille, dit-il en me là montrant.

     

    - Qui te là donné ?

     

    - La fille en question s’appelait Lily. Tu n’étais pas encore arrivée, on a rompu juste avant ton arriver.

     

    - Elle, t’a dis de la garder ?

     

    - Oui et de ne pas l’oublier. Nora, je crois savoir pourquoi ta chaîne a disparu. Il y a bien un petit cœur au bout que l’on peut ouvrir n’es pas ?

     

    - Oui, mais je n’y arrive pas.

     

    - C’est-tu se qu’il renferme ?

     

    - Non, une photo ?

     

    - Non, dit-il en gloussant, il renferme le pouvoir de l’amitié, elle te l’a donnée, c’est la preuve qu’elle t’adorait non ? Et moi, elle me l’a donnée, elle m’aimait, la mienne renferme le pouvoir de l’amour.

     

    - Pouvoir ? Comment-ça ?

     

    - Ce n’est pas des pouvoirs comme dans les jeux vidéo. Ca vient du cœur.

     

    - Pourquoi on me l’a prise alors ? Ca ne concerne que moi !

     

    - Peut-être pas, dit-il en se levant et en commençant à faire les cent pas. Quelqu’un d’autre en a besoin, de la tienne et de la mienne. Je suis sur qu’il en existe une troisième, mais, je ne pense pas être en mesure de savoir se qu’elle renferme.

     

    - Quelque chose d’encore plus terrible, le contraire de l’amour et de l’amitié. La vengeance, la terreur…

     

    - Le mal, je sais qui est en possession de ta chaîne.

     

    - Qui ? Cette personne est dangereuse ? Chad !!

     

    - Ta mère, c’est elle, je le sens, elle est là, dans la chambre.

     

    - Que, quoi ?!!

     

    - Baisse-toi Nora !, cri Chad. »

     

    Je me baisse en même temps que lui et je vois voler au dessus de ma tête une chaise en bois. Je regarde par-dessus le lit, elle est là, cette femme. J’aperçois quelque chose qui se reflète à la lumière. Ma CHAÎNE !! Je regarde Chad, il me fait non de la tête. Argh, et puis mince, tant pis !! Je saute au dessus du lit et étale cette vieille chouette par terre. J’attrape mon collier, dans sa main gauche, et retourne derrière le lit. Je l’entends rager, même pas le temps de réagir, quelqu’un m’emporte avec lui et traverse la fenêtre. Elle éclate en morceaux et quelques fragments atterrissent dans mon ventre. Je pousse un long hurlement. Je ne sens plus mon corps, la douleur m’emporte, elle est trop forte… Ma vue se trouble. Je lève les yeux pour voir celui ou celle qui me porte, c’est Chad. Je me sens un peu mieux, je suis en sécurité. Je vois alors du sang sur mes mains, je regarde mon ventre, il y en a plein partout. Ma vue se trouble, le sang coule par terre, je perds connaissance, je me sens raide morte….

     

     

     


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    Chapitre 9 

     

     

     

    « Nora !! »… Un cri perçant me perse les tympans. Ma tête tourne. Je n’arrive pas à ouvrir les yeux. Je vois une personne rigoler, un flash, et là, une jeune fille danser. Et ce cri qui me fait tremblée recommence et me donne mal au ventre. Un coup de froid m’envahie, ça apaise la douleur. Une main caresse mes cheveux. Je plisse les yeux et les ouvres. L’herbe est douce sur ma joue, j’apprécie se courant d’air. J’essaye de me lever mais mon dos me fait beaucoup trop mal, je tourne la tête et distingue à quelques mètres de moi un grand bâtiment beige, il y a beaucoup de fenêtres mais aucune porte. Je prends sur moi et me redresse rapidement. J’ai l’impression que m’a tête va tomber, je tiens d’une main mon front et de l’autre un arbre. Je reprends peu à peu le contrôle de mon corps, ça va mieux, mes yeux se pose sur mon ventre, je soulève un peu mon tee-shirt, rien, je n’ai aucune égratignures. Il n’y a pas de sang. Je regarde autour de moi, il n’y a personne. J’avance vers l’énorme immeuble, il me semble l’avoir déjà vu quelque part, mais où ? J’arrive devant, je le contourne, aucune porte. C’est incroyable !! Une grande fenêtre très tape à l’œil est ouverte, je vais entrer par là, on verra bien se qu’il y a à l’intérieur. Je pose mes deux mains sur le bord de celle-ci et me glisse à l’intérieur. J’atterrie sur du parquet très clair, dans une petite salle, les murs sont orange et marron, il fait chaud. Il n’y a rien, pas un seul meuble. Je traverse la pièce, et, sans réfléchir, ouvre une porte en bois et passe à travers le seuil de celle-ci. Elle me mène à une salle de taille moyenne, avec des meubles par contre. Tout est en bois, les murs, le sol, le mobilier, et même les fenêtres et les portes. Il fait drôlement froid dans cette salle. Je vais m’assoir sur un fauteuil près de moi, un peu de confort ne fais pas de mal. Il y règne un silence total, c’est bizarre. J’entends un bip, bip, bip, je me retourne. On dirait un compte à rebours, une petite voix s’élève « Dix, neuf, huit, sept… » Je me lève de mon siège, cours et ouvre la porte à la volée et me jette par la fenêtre. Je fais à peine trois pas, quand l’ouverture par laquelle je suis passée quelques instants plus tôt explose. Une énergie invisible me pousse des mètres plus loin. L’endroit, auquel mes pieds étaient, explose à son tour. Mes yeux ne peuvent plus se battre contre toute cette lumière, ils se ferment rapidement, mes mains sont gelées et je n’arrive plus à les bouger. Des secondes passent, puis des minutes. Je n’entends plus rien, je rouvre les yeux. Se qui est devant moi n’est pas un bâtiment en feu ou des cendres, non. Se sont des yeux rouges, qui me fixe, je cris et la personne qui est devant moi cri elle aussi. Je la pousse aussi loin que mes bras le peuvent et me lève. C’est une jeune fille, elle est mate et ses bras sont pleins de griffures. Ses yeux minuscules s’accordent parfaitement avec ses lèvres soigneusement remplis de rouge à lèvres. Ses cheveux d’un jais noir sont ramenés en une haute queue de cheval. Sa robe blanche est toute sale, pleine de terre et ses sandales noires sont complètement déchiquetées.

     

    « - Ne me faites pas de mal…, me dit-elle en reculant.

     

    - Qui es-tu ? Je ne te ferai aucun mal, dis-je.

     

    - Je, je m’appelle Léonie…

     

    - Ok, n’es pas peur Léonie, moi c’est Nora. Tu es toute seule ?

     

    - Oui, je ne sais pas où je suis. Je me suis réveillée dans le noir, je ne sais pas où je suis, aide moi Nora. »

     

    Je la regarde, cette voix « Aide-moi Nora… », je l’ai déjà entendu.

     

    « - Où, pourquoi dis-tu ça ? Es-ce qu’on se connaît ?

     

    - Non, dit-elle en reculant un peu je sens qu’elle ment.

     

    - Quelqu’un t’as parlée de moi ?

     

    - Non, continue telle en faisant un autre pas en arrière.

     

    - Tu as peur ?, dis-je en avançant vers elle.

     

    - N…non, à l’aide !!!, cri-t-elle. »

     

    Je me retourne en entendant des pas surgirent de derrière les arbres d’un orange pétant. Deux gars arrivent et me prennent les deux bras. Je donne un coup de pied dans le tibia de celui de gauche et un autre dans le ventre à celui de droite. Ils relâchent la pression et je me tourne vers eux.

     

    « - Matthias ? Sébastien ? Qu’es ce que vous faites là ?, dis-je vraiment étonnée et me massant les poignés.

     

    - Ont savait pas que c’était toi, dit Sébastien en se relevant et en aidant Matthias à faire de même. Vraiment pas…

     

    - Désoler pour cette improvisation Léonie. On était en train de…enfin bon, désoler aussi à toi Nora.

     

    - Vous vous connaissez ?, demandai-je à Matthias.

     

    - Oui, répond Sébastien, depuis bien trop longtemps, continu t-il en faisant un clin d’œil à Matthias.

     

    - C’était pourquoi se petit clin d’œil ?, demande Léonie d’une voix aigu.

     

    - Rien, rien, répond Matthias en rigolant.

     

    - J’aimerai aussi savoir, dis-je.

     

    - Vous ne pourrez pas comprendre, vous êtes…

     

    - Trop petites pour l’entendre, termine Sébastien.

     

    - Ouai c’est ça, on est mortes de rire, dit Léonie en faisant un regard de travers à Matthias. Ah, ah, ah, ah… Allez vas-y crache le morceau.

     

    - Mais rien, pff, les filles…, continu Sébastien. »

     

    Nous rigolons un bon coup, j’entends alors un autre rire, il ne parvient pas aux oreilles des autres, j’ai l’impression qu’il est tout près de nous.

     

    « - J’ai entendu quelque chose, soufflai-je sèchement.

     

    - Ton I.M.A.G.I.N.A.T.I.O.N te joue des tours, dit Seb en pointant son doigt tout droit vers moi. »

     

    Un bruit se fait entendre plus loin derrière lui, un rire…

     

    « - Et maintenant ?, demandai-je, vous me croyez…

     

    - Non, dit Seb d’un ton peureux. »

     

    Une voix douce mais dur parvient jusqu’à nos oreilles.

     

    « - Viens jouée avec moi, ne m’abandonne pas, viens jouée avec moi. Voyons Nora, tu ne me reconnais pas ? Viens jouée avec moi, approche toi, n’ai pas peur… 

     

    - C’est qui ?, demande Matthias d’une voix dur, mais tremblante sur le ton.

     

    - Viens jouée avec moi, continue cette voix qui devient lassante et terrifiante. Nora, Léonie, venez avec moi, ne partez pas, venez jouée avec moi…

     

    - Pars !, criai-je. Mais c’est qui à la fin !!

     

    - Tu m’as oubliée, dit alors une voix grave, avec n’importe qu’elle voix, tu m’oublie, tu ne te rappelle vraiment pas ?

     

    - Montres-toi, dis en tremblant de tout mon corps.

     

    - Tu es la pire jeune fille que l’on puisse imaginée, tu as une mémoire de poisson rouge mais une force de géant. « Je ne t’oublierais jamais », tu ne te rappelle pas de cette phrase, tu me la répétais si souvent. »

     

    Mon cœur se soulève, il fait un bond, j’ai du mal à respirer, Lily… Les larmes me montent aux yeux.

     

    « - Lily…, soufflai-je de nouveau.

     

    - Tu m’as oubliée, tu me l’avais promis.

     

    - Mais tu es morte…, je, je ne savais que…

     

    - Que je vivais encore, ma pauvre, mais tu ne sais rien de moi, je ne m’appelle pas Lily, cette chaîne que je t’ai donnée en guise de notre amitié devais te protéger de tous ses démons mais elle ne l’a pas faite. Où est-elle ?

     

    - Je, je suis désolée, on me l’a volée.

     

    - Quoi…, lâche-t-elle sèchement. Volée, la chaîne, mais t’as rien dans le crâne ou quoi !, continue-t-elle en sortant dessous les arbres oranges.

     

    - Tu as changée dis-je en la regardant de au en bas. »

     

    Elle porte sur elle un jean déchiré par les branches crochues et un tee-shirt noir décousue. Ses baskets sont pleines de trous et ses cheveux sont tout ébouriffés et en désordres mais toujours noir. Son visage est sale par rapport à d’habitude, son petit nez, ses yeux bleu et son visage…il est pâle…

     

    « - D’où sors-tu ? Ils t’ont tuée…

     

    - Je me suis réveillée, il faisait noir. Je ne savais pas où j’étais, je ne pouvais plus bouger, même pas un bras ou une jambe ou même ma tête. De la terre m’est tombée dessus. Et j’ai compris, qu’on m’avait enterrée vivante. J’ai levé les bras et j’ai poussé se qu’il y avait au dessus de moi. Je me suis levé et j’ai regardé autour de moi. Il n’y avait personne j’étais, abandonnée, toute seule, dans le noir. Personne n’est venu quand j’ai appelé de l’aide. Personne n’est venu quand j’ai crié du secours. J’ai erré toute seule sans amis à qui parler pendant plusieurs jours vous m’avez oubliée. Je n’existais plus dans vos cœurs, je suis tombé dans l’oublie. Pour vous, je n’étais peut-être qu’une simple passante. Mais maintenant je t’ai retrouvé et je pourrais en profiter, je pourrais te faire souffrir, continue-t-elle en tournant autour de moi. Te tuer mais avec de la souffrance.

     

    - Je sais se que tu ressens…

     

    - Non tu ne c’est pas !!, cri-t-elle. Tu ne sais pas se que ça fais d’être sous terre et de se sentir humilier par sois même.

     

    - Ne reviens pas vas t-en, retourne, retourne là où tu étais. J’ai trop d’ennuies alors ne viens pas en rajouter.

     

    - Tu as trop d’ennuies et bien, autant en prendre du plaisir non ? Je te laisse deux heures. Tu devras partir, prendre tes affaires, retrouver Chad et lui dire en revoir, me glisse-t-elle dans l’oreille, mais tu as deux heures, si tu les dépasses tu mourras. »

     

    A ses mots je ne peux rien faire, c’est ma vie je ne peux pas lutter contre ça.

     

    « - Elle ne va pas partir, lance Matthias. Elle va rester, Nora restera avec nous et jusqu’à temps que tu t’en aille.

     

    - Vous ne savez pas à quoi vous vous mesurez… »

     

    Après avoir terminée sa phrase elle recule et s’enfuit vers la forêt. Je regarde les gars puis Léonie, j’ai de la chance de pouvoir compter sur mes amis. Je leurs tourne le dos et me dirige vers le petit sentier qui conduit à l’internat. Mais avant de partir je demande quelque chose à Léonie.

     

    « - Au faite c’était quoi se bâtiment ?, posai-je comme question.

     

    - Ma maison, enfin, j’habitai là avant que je disparaisse de la civilisation, tu comprends…

     

    - Ah, d’accord. »

     

    Je marche sur le sentier remplie de petits cailloux gris et noir et arrive devant l’internat. J’entre et fais un signe de tête à la secrétaire qui est devant l’accueil avant de me diriger vers la porte en bois de ma chambre. J’y entre et referme la porte derrière moi. Il n’y a personne, je m’assoie sur le premier lit, c’était celui de Lily. Je touche ses draps doux comme la soie avant de me lever et d’ouvrir sa commode. Le premier tiroir est vide, le second aussi et le troisième contient une enveloppe. Je la prends dans ma main et l’ouvre. Il contient un bout de papier chiffonné. Je le déplie délicatement pour ne pas l’arracher et lis dessus le mot Revanche  écrit en gras. Je le retourne et vois au dos un rond avec, à l’intérieur un œil. Un frisson me traverse le corps et je remets tout en place. J’ai l’impression que quelqu’un m’épie, c’est…bizarre. Je vais dans le couloir et ensuite à la bibliothèque. Je tire un rideau pour apercevoir le dehors. Le ciel est gris, et nuageux. Il commence à pleuvoir et le temps est orageux. Je me retourne et vois Chad, quelques rangées plus loin. Il est collé à un mur en train d’embrasser une fille. Je me retiens de crier et vais m’asseoir sur le siège le plus proche. Je mets ma tête entre mes genoux. J’ai mal au ventre, ma gorge me sert. J’ai du mal à respirer, mon sang se glace, je ne peux plus bouger. Je relève la tête vers Chad et cette fille, ils sont collés l’un à l’autre, des élèves en train d’étudier les regardes. Je sens des regards se posé sur moi. Je me lève et sors en courant de la pièce. J’entends des cris de joie ou peut être de colère puis j’ouvre la porte d’une classe vide à la volée et la claque. Je m’assoie sur une chaise et mets ma tête entre mes mains. Mes larmes chaudes coulent sur mes joues. Je n’arrive plus à respirer, je sens la colère montée en moi. Je prends mon portable et le mets en mode miroir, mes yeux… Ils deviennent rouges petit à petit et je n’arrive plus à me contrôler. Je me lève en poussant la chaise loin derrière moi et ouvre la porte. Je fais une entrer fracassante dans la bibliothèque, je regarde autour de moi. Ils ne sont pas là.

     

    « - Où sont-ils ?, criai-je en sentant tous les regards des autres se posé sur moi.

     

    - Ils sont partis dans la chambre de, de…, dit-une jeune fille toute tremblante.

     

    - Dans la chambre de Cyndi, termine sa copine. Elle se trouve à côté de la porte d’entrée.

     

    -Merci, grommelai-je. »

     

    Je cours vers l’entré et regarde le nom des personnes sur les portes. Marcy, c’est pas elle, Selenga, pas elle non plus, Cyndi, je t’ai.

     

    J’ouvre la porte furieusement, il est là. Ils sont tous les deux allongés sur un lit rose-marron en bois foncé. Chad se relève et me dévisage, je fais de même.

     

    « - Qu’es-ce que tu fou là, dis-je calmement, enfin pour l’instant.

     

    - Et bien, comme tu le vois, je suis avec une fille…, commence t-il.

     

    - T’es qui toi pour entrer comme ça ?!! lance  une brune aux yeux marron, (je l’a reconnais, elle fait de la danse, enfin, je crois.)

     

    - Je suis sa…, sa, sa…., dis-je en le regardant dans les yeux.

     

    - C’est mon ex, ne t’inquiète pas, répond Chad. T’as rien à faire ici, on a rompu alors, vas t’en s’il te plaît Nora.

     

    - Quoi ! Mais on n’a jamais, je…

     

    - Je suis sérieux, pars. »

     

    Je tourne les talons et sors de la chambre en claquant la porte une fois de plus. Je m’appuie contre le mur et me remémore les évènements récents. Le fragment que je reçois dans le ventre, ma vu qui se trouble, Chad qui me porte. Et puis, plus rien. Après, j’ai failli exploser, puis ma rencontre avec Léonie et puis la bibliothèque. Je ne lui ai plus reparlé depuis. Mais combien de temps c’est écoulé depuis ma perte de connaissance. Je ferme les yeux quelques minutes le temps de faire passer toutes ses larmes qui veulent sortir. Je sursaute quand la porte s’ouvre à côté de moi. Chad sort et referme la porte correctement derrière lui. Il me prend la main et m’emmène dans ma chambre. Arrivé là-bas, je m’assoie sur mon lit et Chad se pose à côté de moi.

     

    « - Racontes-moi se qui c’est passé, demandai-je après quelques moments de silence.

     

    - Je t’ai enlevé les morceaux de verres qui étaient dans ton ventre puis tu m’as dis de partir et de ne plus jamais te reparler. Après, quelques jours sont passé et je suis revenu là où je t’avais laissé et tu étais toujours là étendu par terre. J’ai touché ta main, elle était gelé et presque congelées. Je me rappelle t’avoir pris dans mes bras pour te réchauffée, et après tu as ouvert la bouche et tu m’as dis : « Je ne veux plus de toi ». Donc je suis reparti après t’avoir embrassé une dernière fois. Je venais te voir tous les jours, et tu restais là, allongée par terre, gelé. Je ne suis pas revenu pendant quelques jours et puis tu es arrivé à l’internat. Tu avais l’air triste, j’ai voulu venir vers toi mais, je me suis rappeler de tes paroles alors, je suis allé vers Cyndi et, voilà.

     

    -…, je t’ai vraiment repoussé ?, demandai-je la voix rempli de larmes.

     

    - Oui et tu l’as répétée jusqu’à tant que je m’en aille pour de bon.

     

    - Pourquoi ?, dis-je en levant la tête vers le plafond pour retenir une fois de plus mes larmes.

     

    -…, tu n’as plus besoin de moi, tu es redevenu une damnée, et je ne peux pas te faire changer. Tes yeux, précise-t-il.

     

    - Ca veut dire que, je dois exercer ma vengeance sur celui ou celle qui ne dois plus être de se monde…Une revanche, dis-je en repensant au mot dans l’enveloppe.

     

    - Je ne veux plus t’approcher, à chaque fois que je suis en ta présence, tu frôle la mort de très près.

     

    -Restes avec moi…, soupirai-je.

     

    - Je ne peux pas, répond t-il en se levant et en partant de la chambre en me laissant seule une fois de plus. »

     

    Je ne peux plus retenir toute cette souffrance enfouie au fond de mon cœur, c’est trop douloureux. Je vais l’oublié et recommencer une autre vie, reprendre les cours comme les premiers jours avant que les morts ne commencent. Et puis, me faire de nouveaux amis, tel doit être la solution.

     

    Ce n’ai pas mon choix, mais il le faut. Je m’allonge sur le lit et m’endore rapidement.

     

     

     

    Un cri, une voix, un souvenir…Chad…

     

    « Nora, ne m’abandonne pas…, je t’aime Nora ! »

     

    Un seul choix possible la mort ou la vie.

     

    « - Pour moi Nora c’est la mort, je la suis et toi, tu es la vie… 

     

    - Où es-tu Chad !! Chad !! »

     

    Les larmes versés lors d’un combat ne peuvent être remplacé par rien d’autre à par celui que l’on aime vraiment. Il était tout pour moi, maintenant, c’est comme s’il était mort. Une partie de moi c’est arraché, mon cœur c’est cassé en deux et mon corps c’est détruit. Une revanche est à prendre. Elle sera terrible, horrible, terrifiante, sanguinaire…mortelle.

     

    « - Tu n’es pas obligé  Nora…

     

    - Elle est pour toi, je me vengerai jusqu’à se que ma colère s’apaise enfin. »

     

    Des mots, une phrases, un point réunie, ils ne font rien que du mal et de la douleur. Je les détruirais tous, jusqu’au dernier. Les humains ne peuvent vivrent éternellement et c’est moi qui causerais leur perte avec un regard et une phrase…

     

    « Personne ne survivra tant que je vivrais. »

     

     

     

    J’enjambe la fenêtre et me laisse glisser à terre. Je cours vers la forêt et ne m’arrête qu’arriver au chalet de…Chad. L’envie me prends de passer par la fenêtre mais je résiste et tape à la porte. Personne n’ouvre, j’essaye de l’ouvrir et elle se laisse faire. J’entre et referme soigneusement derrière moi. Il n’y a personne dans la cuisine et le salon. Je traverse la pièce et entre dans la chambre de Chad.

     

    Un rêve peu devenir réalité si on ne le confie à personne. Je tombe par terre et mets ma main sur mon cœur. Je n’arrive plus à parler, n’y à respirer, je m’effondre par terre, comme une mouche morte ou une biche tuée par un chasseur.

     

    Il est mort… Que vais-je faire sans lui à mes côtés, je n’arrive plus à fermer mes yeux, n’y à bouger et a parler. Mon cœur s’arrête de battre. La terre s’arrête de tourner, mon sang ne circule plus dans mon corps, il s’est arrêté de bouger. Mes yeux deviennent rouges comme le sang et ma tête est prête à exploser.

     

    Ses lèvres sont blanches, son visage aussi. Ses yeux sans vie ne s’accordent pas à son teint d’habitude. Il n’y a pas de trace de sang, j’arrive à tendre le bras et à le toucher. Je ressens une brise glacial me traverser le corps. Je peux de nouveau bouger et respirer, mon cœur se remet à battre correctement. Je pose ma main sur son visage froid, ses cheveux, qui d’habitude sont si doux, son dur et glacé. Je regarde son visage et son corps sans vie, neutre. Les larmes me montent aux yeux mais n’arrivent pas à couler, je tourne la tête et me lève doucement et délicatement. Je m’approche de son bureau, il y a un cadre, la photo a changée, c’est lui et moi. Je ne sais pas quand elle a été prise mais, elle est magnifique. Il me tient d’une main les miennes et de l’autre ma joue. Ses cheveux sont magnifique, des petites boucles se sont formés et ses yeux sont toujours aussi verts. Mes cheveux bouclés comme je ne sais quoi sont détachés et flottent dans le vent. Je portais une robe se jour là, je ne m’en rappelle pas, elle est orange et marron, assez courte mais pas trop non plus. Lui, porte un tee-shirt rose et bleu et un pantalon rouge. Nous étions dans l’herbe, je ne m’en souviens toujours pas.

     

     

     

    Je tourne ma tête vers son visage et le regarde comme si il dormait profondément, je m’approche et lui ferme ses yeux. Puis je sors de sa chambre, du chalet et avance droit vers les ténèbres, sans m’arrêter ou sans faire un seul pas en arrière.

     

    Ce cauchemar peut se réaliser mais heureusement, ça ne sera pas le cas, à moins que…

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Chapitre 10 

     

     

     

    Quelque chose c’est passé hier soir, j’ai rêvé de la mort de Chad, c’était vraiment très blessant. Je n’imaginais pas que je serai si secouée s’il mourrait. Quelqu’un cogne à la porte. Je me lève de mon lit et vais ouvrir.

     

    « - Très belle aujourd’hui, me complimente Chad en regardant mon pyjama. Je peux entrer ?

     

    - Oui, répondis-je.

     

    - Merci, dit-il en souriant et en allant s’asseoir sur une chaise. J’ai rêvé de toi cette nuit.

     

    - Ah, moi aussi…

     

    - C’est vrai ? Et je faisais quoi ?, dit-il en souriant de plus en plus.

     

    - Tu étais mort, dis-je sur un ton sinistre.

     

    -…, je sais, moi aussi j’ai rêvé de ma propre mort, et tu y étais. Tu me regardais, penchée au dessus de moi. Je te voyais pleurer mais je n’arrivais pas à bouger.

     

    - Comment as-tu été tué ?

     

    - Je, c’étais toi… Tu es arrivé avec une hache et tu me l’as planté dans le torse. Ca n’a pas fait mal, je ne sais pourquoi. Dis-moi, comment suis-je mort dans le tiens ?

     

    - Je me souviens d’avoir couru vers ton chalet et de t’avoir trouvé dans ta chambre allongé par terre. Ton regard était vide et ton visage sans expression. J’étais triste, presque humiliée de te trouver ainsi.

     

    - Y a t-il quelque chose qui t’as contrarié dans ce que tu as vu ?

     

    - Une photo, de toi et moi. Je ne me souviens pas l’avoir prise ou même l’avoir faite.

     

    -…, as-tu regardé au dos ?

     

    - Non, pourquoi ?

     

    - Il y avait marqué : Elle reste sans voix en l’a voyant, il la regarde sans pouvoir bouger, ils pleurent leur sort. Cette phrase me fait penser à nous.

     

    - Je ne vois pas pourquoi ! Mais, elle me dit quelque chose.

     

    - Ne pas se souvenir de quelque chose n’est pas le problème…

     

    -….la solution est de se le remémorer et d’y repenser quand le temps vous appartient. Je sais, ma grand-mère me le disait souvent que je ne me rappelais pas de mes leçons en histoire.

     

    - Je ne l’ai jamais bien compris ta grand-mère mais je sais que c’était la meilleure amie que l’on puisse avoir.

     

    -…, elle me manque beaucoup, dis-je émue. Je voudrais tant la revoir une fois, pour la serrée dans mes bras et l’embrasser, lui dire combien je l’aime et…voilà.

     

    - C’est très touchant, dit-il. Je dois y aller, Cyndi m’attend.

     

    - Ah, d’accord, vas-y alors, je ne vais pas te retenir, dis-en faisant un beau sourire forcé. »

     

    Il me sourit puis sors de la chambre. Il est heureux, pourquoi pas moi ? Je vais m’habiller, mini-jupe grise avec une collant déficeler noir, et un tee-shirt rouge rock. Je prends ma paire de bottes basses noir et sors de la cambre à mon tour. J’avance dans le couloir et sors dehors, le soleil brille, belle journée aujourd’hui. Des petits groupes de garçons sont de sortis, Chad est assis dans l’herbe un peu plus loin en train d’écrire. Je pensais qu’il allait rejoindre Cyndi. J’entends de la musique à côté, le groupe de garçons s’est rapproché et commence à danser sur « That Power, de Will I Am et Justin Bieber ». Je les regarde en rigolant. L’un d’eux s’approche de moi et essaye de me faire danser aussi, pourquoi pas. Je commence à danser et à prendre le rythme de la musique. Je fais la même danse qu’’eux et essaye de suivre le tempo. Je jette un coup d’œil à Chad, il me regarde. Je détourne de suite la tête et continue de danser avec les gars. La chanson se termine et le groupe vient vers moi.

     

    « - Salut, dis-je. Vous êtes nouveaux ici ?

     

    - Ouai, me répond un garçon brun-blond, avec quelques boucles par-ci par-là et qui ressemble étrangement à Chad. Comment t’appelles-tu ?, me demande t-il de sa voix rocailleuse.

     

    - Je, Nora… C’est Nora et toi ?, demandai-je timidement à mon tour.

     

    - Pierre, je suis ravi de te rencontrer Nora, me dit-il en fixant ses yeux bleus dans les miens. Je te présente Axel, continu t-il en montrant un jeune garçon brun avec une grosse mèche, c’est le plus jeune, par rapport à nous. Et voici Pat, c’est son surnom personne ne connait son vrai prénom, même pas moi. Il est très bizarre, me chuchote t-il à l’oreille. Et en dernier, c’est Kévin, mon petit frère.

     

    - Il ne te ressemble pas trop, dis-je tout bas, c’est un garçon roux avec quelques mèches blondes.

     

    - Je sais, tu as des frères, ou peut-être des sœurs, demande t-il en me voyant secouer la tête.

     

    - Pour tout te dire, j’ai été adoptée alors, je ne connais pas vraiment ma famille d’origine, dis-je en mentant un peu.

     

    - Ah, je suis désolé…, excuses-moi.

     

    - Oh, dis-je en rigolant, ce n’est pas grave ! Ne t’inquiète pas.

     

    - Tu, tu fais quelque chose se soir ? demande t-il assez timidement.

     

    - Euh, non, répondais-je en rougissant.

     

    - Ne rougis pas, c’était juste une question, dit-il en éclatant de rire. Je me disais que, tu voudrais peut-être passer la soirée avec moi.

     

    - Oui, bien-sur, pas de problème.

     

    - Bon, bah, à se soir alors, je viens te chercher à huit heure d’accord ?

     

    - Aucun problème, à tout à l’heure. »

     

    Je sens alors le regard de Chad se poser sur moi, je sais qu’il me surveillera. Je vais donc le voir.

     

    - Salut, soufflai-je, tu n’as besoin d’écouter les conversations des autres tu sais.

     

    - Je m’assurai juste qu’il ne t’influençait pas avec son visage émotif et ses abdos.

     

    - Tu, tu douterais de mon jugement ?

     

    - Non ! Pas du tout, s’exclame t-il.

     

    - Très bien,  alors, je n’ai pas intérêt à te voir se soir. Je veux passer la soirée avec Pierre d’accord ?

     

    - Bien sur. Bonne journée Nora, termine t-il en levant et en partant avant que je n’ai pu ajouter quoi que ce soit. »

     

    Je vais dans ma chambre, et cherche dans tous les placards une tenue appropriée. Je tombe alors sur une minirobe, elle n’est pas si courte que ça me dis-je après quelques minutes de réflexion. Elle est parfaite, bleu-marine, des ballerines devraient faire l’affaire. Je l’enfile et essaye de trouver des ballerines qui, avec un peu de chance, iraient avec cette robe, trouver !! Elles sont noir et il y a un petit nœud au bout, elles sont magnifiques. Je regarde l’heure, « Ah !! », m’écriai-je, est déjà sept-heure cinquante-cinq. J’enfile une petite veste noir et cours vers la porte en entendant quelqu’un cogné à celle-ci. J’ouvre, Pierre est là. Il me prend la main et m’emmène dans le petit jardin en face de ma fenêtre de chambre. Nous nous asseyons sur un banc blanc comme la neige.

     

    « -  Tu es très belle se soir, me complimente t-il.

     

    - Merci, c’est gentil, dis-je en rougissant tout en sachant que Chad nous surveille.

     

    - Ne rougis pas voyons !, dit-il en rigolant.

     

    - Mais, ce n’est pas drôle ! Arrête, dis-je gênée.

     

    - Désolé, c’était plus fort que moi. Tu sais, c’est toutes ses petites choses que j’aime chez toi.

     

    - Ah, c’est un bon signe ?, continuai-je en ne pouvant ignorer Chad.

     

    - Oui, ça ne va pas ?

     

    - Non, enfin… Ca va, ne t’inquiète pas, essayai-je de le rassuré.

     

    - Tu es sûr ? Ton visage est inexpressif et on dirait que tu souffres ?

     

    - Je, rien, Tu n’as pas à t’en faire.

     

    - Je sais que tu mens, tes pupilles se dilatent.

     

    - Je, je peux te faire confiance ?, demandai-je.

     

    - Oui, tu n’as pas en t’en inquiéter.

     

    - C’est Chad Marvelo…Je, enfin, nous…

     

    - C’est ton ex ?

     

    - Oui, mais notre séparation à été…bizarre, je sens alors le regard de Chad se posé sur moi, je me mords la lèvre inférieur.

     

    - Comment ça ?

     

    - Je ne m’en souviens pas, on s’est séparé mais, se souvenir c’est comme…effacer de ma mémoire.

     

    - C’est peut-être parce-que tu ne veux pas t’en rappeler. Il te faudrait l’oublier une bonne fois pour toute enfin, penser à son ex tous les jours en ne sachant pas comment c’est déroulé sa séparation n’est pas super pour toi et je le comprends parfaitement. Penses à autre chose, c’est un bon moyen pour soulagé sa conscience.

     

    - Oui surement, tu as raison. 

     

    - Ca passera bien un jour, termine t-il. »

     

    Il me sourit et je lui en rends un aussi. Il commence à s’approcher de moi, mon cœur bat vite, comme avec Chad. Il pose sa main gauche sur ma cuisse et l’autre sur ma joue droite. Je ne dois plus penser à Chad qui nous regarde, je dois passer à autre chose, c’est la seule solution possible… Pierre pose ses lèvres chaudes sur les miennes et glisse sa main gauche en bas de mon dos. Je sens une vague de chaleur envahir mon corps. Il se rapproche de plus en plus de moi tout en m’embrassant tendrement, sa langue chatouille la mienne. Je passe ma main droite derrière sa tête et l’attire encore plus vers moi. Je glisse mon autre main sous son tee-shirt et il m’attire contre lui, je ne peux plus reculer. Je suis avec Pierre maintenant, plus avec Chad, son dos est chaud et me fais frissonner. Je passe ma main dans ses cheveux et me love contre lui. Il me regarde et caresse ma joue avec tendresse.

     

    « - Je t’aime, me souffle t-il.

     

    - Je t’aime aussi… »

     

    Il se lève du banc et me prend par la main. Je me lève moi aussi et le suis, il me colle à un mur et m’embrasse une nouvelle fois follement avec sa langue lisse et douce. Il glisse ses deux mains au bas de mon dos et les promènes. Je pose les miennes au même endroit mais sur lui et il me rend son baiser amoureusement. Son corps est collé au miens, il promène sa bouche sur mon menton, puis sur mon cou, je lève la tête et le laisse faire.

     

    « - Tu es…magnifique, dit-il presque essoufflé. Et très belle. »

     

    Je n’arrive même plus à sortir un seul mot de ma bouche, mes yeux sont en plein dans se de Chad. Il me fixe et commence à s’approcher, je lui fais non de la tête et me tourne vers Pierre. Je l’agrippe par le cou et l’embrasse langoureusement. J’entends les pas se stopper, puis recommencer, je me colle bien à Pierre pour montrer à Chad que j’ai changée et que je m’attarderais pas sur lui mais les pas continuent dans notre direction. Je commence à stresser, mais que me veut-il encore ! Sent-il que j’ai encore des sentiments pour lui ? Et bien non !! C’est terminé entre nous, je ne resterai pas une seconde de plus avec lui. Je prends la main de Pierre et le plaque au mur, je vois alors que le regard de celui-ci et de Chad se croisent. Pierre me souffle à l’oreille «  C’est lui ? », j’acquiesce d’un signe de tête et je le vois retiré mes mains de ses hanches en se dirigeant vers Chad.

     

    « - Qu’es-ce que tu lui veux à Nora ?, demande t-il d’un ton calme.

     

    - Je veux sa sécurité, et je ne te fais pas confiance.

     

    - Arrête Pierre, dis-je en sentant la chaleur monté d’un seul coup.

     

    - Restes là Nora, me dit-il en calmement en caressant ma joue. Je vais régler ça une bonne fois pour toute.

     

    - Je ne veux plus que tu l’approches PIERRE.   

     

    - Comment sais-tu mon nom ?, répond t-il en relevant des manches.

     

    - Mais voyons, tout le monde te connais, toi et tes conquête de filles. C’est très bizarre vois-tu, à chaque fois que tu rompais avec fille elle était retrouvée morte. Près du balcon de Nora si je ne me trompe pas.

     

    - Non, murmurai-je en écarquillant les yeux, arrête Chad.

     

    - Des preuves de ce que tu avances Marvelo, lance Pierre. Moi, j’en ai plusieurs qui prouvent que t’as couché avec quelques filles tout en étant en couple avec Nora, et pas qu’une seule si tu veux mon avis.

     

    - Arrêtez, les suppliai-je. S’il vous plaît, stop, ça suffit…

     

    -…, laisse là tranquille, tu ne la tueras pas cette fois, répondit Chad en guise de conclusion.  

     

    - C’est tout ce que tu trouves à dire, pouffe Pierre. Je ne lui ferai aucun mal ! Pas comme toi… »

     

    Chad saute Pierre et lui tord le bras violement.

     

    « - Chad !!, criai-je, arrêtes Chad. Ne lui fais pas de mal !! Je l’aime Chad !!, dis-je en le retenant. Je l’aime, il ne me fera rien, s’il te plaît, je t’en prie arrête. Ne lui fais pas de mal.

     

    - Pourquoi l’aimes-tu ?, demande t-il finalement.

     

    -…, parce qu’il est gentil, beau, mignon avec moi, que toi tu ne ressentais rien pour moi. Tu aimais déjà Lysias, on ne peut pas aimer deux personnes à la fois et ça je le respecte. Alors, moi-même, je ne peux t’aimer toi et Pierre à la fois, j’ai fais mon choix Chad et je ne t’ai pas choisis pour une simple et bonne raison.

     

    - Ah oui ?! Laquelle si je peux me permettre.

     

    - L’amour, je ne t’aime plus Chad, c’est terminé entre nous deux, il n’y a plus rien, terminai-je en prenant la main de Pierre. »

     

    Nous nous dirigeons vers la porte, je jette un regard en arrière, Chad regarde l’herbe puis sans va vers la forêt. C’est bon, je l’ai fais, je lui ai dis que je ne l’aimais plus.

     

    « - Tu n’aurais peut-être pas du faire ça, déclare Pierre dans l’entrée.

     

    - Pourquoi ?, dis-je en sentant une vague de colère montée en moi. Je devais lui dire et, je pense que c’était le bon moment.

     

    - Oui mais, promet moi que tu ne me le feras pas. Je ne le supporterais pas.

     

    - Je, faire une promesse de se genre, euh, ce n’est pas vraiment mon truc mais, tant que tout se passe bien. Je peux te le promettre.

     

    - Promets-moi aussi autre chose, vas t’excusée.

     

    - Hum, dis-je en toussotant. Je ne crois pas non, je lui ai dis, ce que j’avais dans le cœur et je ne suis pas prête à lui reparler.

     

    - Je ne veux pas que tu sois contre moi mais je n’aurai pas aimé à sa place.

     

    - Tu n’es pas lui, tu ne sais pas se qu’il ressent. Il est surement en train de se taper une fille ou de faire un truc comme ça. Je le connais et j’ai appris des choses que beaucoup de filles n’auraient pas supportées, mais j’ai tenue bon et tout ça, parce-que je l’aimais alors, comme tu le vois l’amour peut te faire faire des choses immondes et horribles aux yeux des autres. Et je ne veux pas que ça recommence donc, si tu pouvais ne pas t’en mêler, ça serai sympa.

     

    - Je suis désolé mais là, c’est trop. Tu ne peux pas laisser un mec comme ça, quand j’ai vu, comment il te regardait. On aurait dit qu’il voulait te dévoré enfin, c’était un peu comme si… Il ne voulait être séparé de toi. Il t’aime Nora, bien plus que tu ne le crois.

     

    - J’irai m’excusée alors, mais en retour, je veux que tu sois là. Avec moi, je veux que tu me soutiennes et peut-être que... »

     

    Je me sens toute bizarre tout d’un coup, je ne sais pas se qui me prends mais je cours dehors et m’enfuis vers la forêt. Quelque chose m’attire là-bas. Les feuilles craquent sous mes pieds et le vent souffle très fort. Debout, devant moi, Chad… Je me jette dans ses bras et le sers fort contre moi. Il me souffle à l’oreille « Je savais que tu reviendrais mon ange ». Il me caresse doucement les cheveux et soulève mon menton délicatement pour poser ses lèvres sur les miennes. Je sens mon corps frémir, il repousse une de mes mèches pour que mon cou puisse être accessible, son baiser descend vers ma joue puis vers mon menton, et pour finir mon cou. Je passe ma main dans ses cheveux soigneusement brossés, et relève la tête. Sa bouche revient vers la mienne et il recommence à m’embrasser follement. Je ne peux plus réagir, je reste scotchée sur place à lui rendre ses baisers les plus fous. Quelques minutes plus tard, il décide enfin à arrêter et il m’enlace tendrement.

     

    « - Je t’aime Nora, souffle t-il sa tête enfoui dans mon cou.

     

    -…

     

    - Réponds-moi, continu t-il en se tournant vers moi pour me regardé droit dans les yeux.

     

    -…je, je t’aime aussi, dis-je en hésitant. »

     

    Il se redresse devant moi et me fixe avec ses yeux d’un vert éclatant. Il caresse ma joue et me demande «  La vérité ». Je ne sais pas quoi lui répondre, j’aime Pierre, j’ai essayé de le repousser mais, il arrive toujours à m’avoir.

     

    « - J’aime Pierre, Chad ne m’en veux pas, dis-je au bout d’un moment de silence.

     

    - Qu’a-t-il de plus que moi ?

     

    - Un cœur, il n’est pas mort lui.

     

    - Mais toi aussi tu es morte !

     

    - Je, je l’aime lui, pas toi. Je suis désolé Chad, terminai-je. »

     

    Je le vois me regarder encore une dernière fois avant de s’enfuir en courant à travers les bois. Je renifle en faisant retenir mes larmes. Je sens au fond mon cœur que je ne le reverrai plus jamais, tout du moins pas pour l’instant. Je tourne les talons et me dirige vers l’internat. Je prends une grande bouffée d’air et respire profondément pour contenir mes larmes le plus longtemps possible avant que ça n’éclate. J’arrive devant la porte, je l’ouvre, la referme, dis bonsoir à l’accueil et entre dans ma chambre lentement. Pierre m’attend, il est assis sur mon lit, les yeux grands ouverts. Il tourne sa tête vers moi et se précipite en m’enlaçant.

     

    « - Tout va bien ?, demande t-il terrifié. J’étais inquiet, tu es partie et puis, je ne te voyais plus.

     

    - Ca va, répondais-je avec une voix triste.

     

    - Pleures, je serai là pour te réconforter Nora, lâche toi. »

     

    Je m’écroule alors sur lui et pleure à chaudes larmes, je libère toute ma colère et toute ma peur dans ses larmes qui ruissèlent sur mes joue. Pierre est là, à genoux, il me console et me respect. Je reste assise pendant que lui se relève et m’assoie sur le lit avec lui. Il me prend dans ses bras et me chuchote dans mots réconfortant. Je me sens en sécurité avec lui. Mais là, quelque chose ne va pas. Pierre s’écroule par terre et ma mère apparaît devant mes yeux. Je regarde son corps, étendu à terre, un couteau planté dans le dos.

     

    « - Bonjour ma fille, dit-elle, je suis contente de te revoir saine et sauve et en bonne santé.

     

    - Tu l’as tué, dis-je en retenant mon souffle.

     

    - Oui, quelqu’un me l’a demandé, et pour faire plaisir à cette personne, j’ai exécuté ses ordres.

     

    - Tu l’as tué, comment as-tu pu faire ça !, criai-je en la giflant.

     

    - C’est pour ton bien, dit-elle en se massant la joue.

     

    - Je fais se que je veux et tu n’as pas à me dire se qui est bien ou pas !!, hurlai-je en me jetant sur elle et en lui donnant des coups de poing sur son visage de monstre. Ca, dis-je en le infligeant le premier, c’est pour Pierre. Et ça !, continuai-je, c’est pour moi et le dernier, terminai-je, c’est pour me vengée de toi.

     

    - Continue comme ça ma fille, dit-elle en rigolant, et tu finiras mal.

     

    - Alors autant en terminer maintenant, plus personne ne compte pour moi !

     

    - Ah oui, même pas Chad ? »

     

    Je la regarde et lui lance un regard noir, elle a tord.

     

    « - Tu as tors, il ne compte plus pour moi.

     

    - Tu en es sur ? On va voir ça, dit-elle en se tournant. »

     

    Deux grand hommes costauds arrive derrière elle, je n’arrive pas à voir qui ils tiennent mais je le devine déjà. Elle se pousse et je découvre avec horreur Chad couvert de sang et de blessures.

     

    « - Qu’es-ce que tu lui as fais ?, demandai-je en restant sur mes gardes.

     

    - Oh, je l’ai JUSTE roué de coup, je l’ai frappé, trainé, tordu et puis, je crois que c’est tout.

     

    - Tu es horrible, un monstre comme toi ne mérites pas d’exister.

     

    - Mais voyons ma fille ! Tu en es un toi aussi. Tu ne te regardes donc jamais dans un miroir quand tu es énervée, tes beaux yeux verts deviennent rouges comme le sang. Je suis vraiment désolé Nora mais on dirait bien que tu es devenue l’une des nôtres.

     

    - Je ne te crois pas, tu es une menteuse et une manipulatrice.

     

    - Si tu le dis, bon, je ne veux pas m’éterniser, dis moi très chère fille, que veux tu que je face de ces ordures ?, demande-telle en me montrant Pierre puis Chad.

     

    - Laisse-les.

     

    - Comme tu veux, ah oui, au faite, je ne l’ai pas tué ton Pierre, il est simplement endormi, il devrait bientôt se réveillé. Tu es en grand danger Nora, ils te cherchent et tant qu’ils ne t’auront pas retrouvé, ils te traqueront. Bonne chance ma fille. »

     

    Elle se retourne et fait signe aux deux gros costauds de relâcher Chad. Elle ouvre la fenêtre et avant que je n’aie pu dire quoi que se soit, elle saute et disparaît dans le noir total, hors de mon champ de vision. Je regarde sur les côtés en retenant mes larmes. J’allonge Pierre dans mon lit et lui met une couverture douce pour ne pas qu’il est froid quand il se réveillera. Je regarde Chad, allongé par terre, je le soulève et l’allonge lui aussi sur l’ancien lit de Lily. Il retrouve peu à peu connaissance pendant que Pierre reste inconscient. Je respire en essayant de me rassurée, « Il n’est pas mort », me dis-je, il ne l’est pas. Je dépose un baiser sur son front et me tourne vers Chad, il est réveillé et assit sur lit.

     

    « - On a passé de bon moment ici, dit-il doucement en passant sa main dans les cheveux.

     

    - Peut-être mais je ne veux pas m’en rappeler et tu le sais.

     

    - Comme tu veux, et au faite…merci, gémit-il.

     

    - C’est normal, je n’allais quand même pas te jeter par la fenêtre, quoi que…, j’ai fais se que je devais faire. Tu devrais partir maintenant, Pierre ne va pas tarder à se réveiller.

     

    - Tu m’y obliges vraiment ?, dit-il d’un geste plaintif. Bon, ok, dit-il en me regardant. »

     

    Il se lève et tourne les talons vers la fenêtre puis saute par-dessus et disparaît à son tour comme ma mère quelques minutes plus tôt. Je soupir puis me retourne vers mon lit pour voir Pierre mais….il n’est plus là. Je parcours la pièce des yeux à sa recherche puis sors et regarde dans le couloir. Il est parti, aucune trace de lui. Je retourne m’assoir dans sur mon lit et mets ma tête entre mes genoux pour respirer correctement. Tous se que j’aime meurt ou disparait, pourquoi ?

     

    Je m’allonge et m’endore lentement les larmes aux yeux. Le lendemain matin, je me réveille en sursaut. Un garçon est allongé avec moi sur le lit, j’ouvre alors correctement mes yeux et découvre Pierre, endormit, sa main dans mes cheveux et son visage près du mien. Je me retire doucement du lit et attrape un jean, un tee-shirt gris, un débardeur noir et une paire de Reebok grise et orange. Je file dans la salle de bain, j’empreinte le couloir encore sombre et entre dans la pièce. Il n’y a personne, je me déshabille et entre dans la douche, l’eau ruissèlent sur ma peau et mes cheveux. Je me lave et me rince, et aussitôt je sors de la douche J’enroule une serviette autour de moi et me brosse les cheveux. J’entends un bruit provenant du couloir. Je passe la tête en travers de la porte, il n’y a personne, je la referme donc. Je me retourne, « Ah !! », criai-je, en me souvenant alors de la personne qui est en face de moi. Tu m’as fais peur Pierre, que fais-tu là ? Tu sais que c’est réservé aux filles.

     

    - Je voulais te voir au moins une fois dans cet accoutrement.

     

    - Bin voyons, tu exagères, dis-je en lui déposant mes lèvres mouillées sur les siennes.

     

    - Je t’aurai prévenu, dit-il en m’attirant près de lui.

     

    - Je ne t’ai rien demandé, dis-je en lui souriant. Je reviens, je vais m’habiller si tu le permets.

     

    - Mais bien sur, je t’attends dans le couloir. »

     

    Il sort de la salle, je reste un moment accoudée au rebord du lavabo. J’attrape mes affaires et les enfiles rapidement. Je me brosse les dents vite fais et sors de la pièce. Pierre est adossé au mur et regarde par la fenêtre un couple assis sur banc en train de s’enlacer. Il me voit arriver et se tourne vers moi. Il me prend dans ses bras et dépose un baiser sur mon front.

     

    « - Alors, que veux-tu qu’on face aujourd’hui ?, demande t-il.

     

    - Se que tu veux à condition que se soit en dehors de cette endroit horrible et angoissant. »

     

    Il me sourit et me prend la main, il m’emmène vers les bois, je le regarde avancé avec sureté. Je n’ai pas envie d’y aller j’ai peur de me retrouver face à... Nous marchons quelques minutes à travers la forêt, les branches craquent sous nos pieds et les feuilles bougent de temps en temps. Le soleil est caché par le haut des arbres et les rayons ne les traverses pas. Pierre me plaque contre le dos d’un chêne qui, d’après se que je pense, doit être très vieux. Il dépose ses lèvres contre les miennes et sa langue vient s’enlacer avec la mienne, il caresse d’une main mon visage et de l’autre ma hanche droite. J’agrippe son tee-shirt et l’attire vers moi. Je lui rends son baiser avec confiance mais après l’avoir fais je me sens toute bizarre, j’ai comme une boule dans le ventre. Je le repousse doucement et lui montre mon malaise. Il le sent et me tient les mains.

     

    « - Tout va bien Nora ?, dit-il d’une voix inquiète.

     

    - Je, je ne sais pas, c’est mon ventre, il me fait mal et mes yeux aussi. Ils me brûlent…, je pousse un grognement et crie de toute mes forces à travers les bois, mes…mes yeux !!! »

     

    Je m’effondre par terre, inconsciente je demeure immobile puis me relève d’un seul coup. De la  haine monte en moi, j’agrippe le cou de Pierre et le bloque contre l’arbre. Mes yeux me font mal et j’appuie très fort sur sa gorge, tellement qu’au bout de quelques secondes, son pouls ne bat plus, il s’écroule par terre, raide mort, étrangler par…moi. Je regarde mes mains et les plaques sur mes tempes, elles me font terriblement mal. Je commence à courir dans la forêt, j’entends des bruits de pas se rapprocher de moi, on me suit. Quelqu’un à du me voir le tuer, mais comment ai-je fais ça ? J’accélère le pas et bientôt n’entends plus rien à par ma respiration régulière et les feuilles qui tremblent de plus en plus. Je m’arrête et me retourne, je ne vois plus son corps étalé sur le sol humide. Je m’assoie par terre et regarde autour de moi, je repère au loin la sortie de la forêt, je me relève et me dirige vers celle-ci. J’arrive à destination, je ne savais pas qu’il y avait une falaise près d’ici. Je regarde vers le bas, et le vertige me prends, il y a la mer, je suis sur une terre inconnue. Je perçois un écho de voix plus loin derrière moi. Je me retourne, deux grand brun arrivent à ma hauteur, ils ricanent en me voyant.

     

    « - Bah alors, qu’es ce que tu fais là ? T’es perdu ?, rigole celui aux yeux marron.

     

    - La pauvre petite, on devrait peut-être la ramené au camp, on s’amuserait bien avec elle pas vrai Jérém ?, continu celui aux yeux bleu.

     

    - N’y penser même pas, dis-je à mon tour d’une voix grave.

     

    - Et maintenant elle nous donne des ordres Mat, tu s’es qu’t’es jolie toi, dit Jérém en me prenant le menton.

     

    - Pas touche !, criai-je en lui donnant une claque.

     

    - Mais c’est qu’elle a d’la force celle là !, s’écrit Mat. Tu t’appelles comment beauté ?

     

    - Je m’appelle Nora et vous devriez partir, je ne veux pas vous faire mal, dis-je en grognant.

     

    - Tu nous fais pas peur petite, on est plus âgés que toi, donc plus fort, proclame Jérém.

     

    - Ne me cherchez pas, vous finiriez par le regretter tôt ou tard.

     

    - Tu crois vraiment qu’tu nous fais peur ?, dit Mat. Bah non ! C’est raté.

     

    - Putain, me cherches pas les noises toi sinon…

     

    - Sinon quoi ?, tu vas nous frapper et nous faire tomber de la falaise ?, termine Mat. »

     

    Je m’avance vers eux, les prends par le col de leur blousons sans manches et les jettent de la falaise. Je les entends crier puis le silence règne de nouveau. Mais qu’es ce que je suis devenue, je suis beaucoup plus forte qu’avant. Je les ai jetés mais, c’est pas possible…même s’ils l’ont cherché, je n’aurais pas dû faire ça. Je suis peut-être devenue une damnée, ma transformation dois être terminé à présent, c’est pour ça que je me sens si forte, si libre. Je regarde de nouveau mes mains, puis je tâte mon visage pour m’assurer que rien n’a changé. Je dois essayer quelque chose, je veux voir si je peux mourir. Je me penche vers la falaise et saute dans la mer, ma chute est longue puis j’atterris la tête la première dans l’eau. Mes vêtements deviennent lourds mais je me sens en pleine forme, je dois tester autre chose, combien de temps je peux rester en apnée. Je reste dans l’eau pendant quelques minutes puis je ressors ma tête. Je lève les yeux en haut, plis les jambes puis saute, mes pieds se posent sur le sol tranquillement. Je regarde derrière moi, je suis en haut de la falaise j’ai sauté du bas pour atterrir ici. C’est incroyable… Je suis immortel… Quelque chose me dis que ça va tourner au vinaigre tout ça. Mes vêtements  sont trempé et je commence à grelotter, je m’étire puis retourne dans la forêt. Je commence à courir, je n’ai même pas le temps de regarder derrière moi quand des bruits familier me parviennent aux oreilles. J’entends des cris, de jeunes filles plus précisément. Il doit y en avoir trois, ou quatre mais pas plus, des ricanements lointain arrivent eux aussi jusqu’à moi. Je fais demi-tour et me dirige vers les bruits. J’arrive en quelques secondes devant un spectacle effroyable !! Trois filles sont attachées sur un bucher en flamme, et cinq garçons dansent autour d’elles. J’ouvre grand les yeux et regarde la scène sans bouger, je veux voir se qu’ils vont faire d’elles. Les gamines recommencent à hurler à mort, elles poussent des cris à glacer le sang. Un gars s’approche de l’une d’entre elles et la détache, au moins quelqu’un de raisonnable ici. Mais en faite, je me trompe complètement, il soulève le tee-shirt de la jeune fille et pointe un couteau vers son cœur.

     

    « - Vous-vouliez voir se que ça faisait les gars de regarder une idiote mourir n’es-ce pas ?, dit-il.

     

    - Pourquoi pas, sourit un autre. »

     

    Il lève le couteau vers l’innocente et enfonce la lame en plein dans son cœur. J’écarquille les yeux et sans réfléchir, me jette sur lui, je lui arrache le couteau des mains, le lance à plusieurs mètres et arrache la tête du gars sans aucun remords. Je me relève et regarde sa dépouille sur le sol, je me tourne ensuite vers les deux autres et leur lance un regard noir, ils s’enfuient de suite dans les bois en hurlant à leur tour. Je détache les filles du bucher et les assoies par terre pour ne pas qu’elles tombent à la renverse.

     

    « - Mer, merci, souffle une blonde platine avec un bustier et des rangers.

     

    - Tu, tu l’as tué, dit l’autre brune avec une minirobe à dentelles et des chaussures à talons, dix-sept centimètres d’après moi.

     

    - De rien, murmurai-je en transportant le corps du jeune homme et en le jetant dans le feu, oui je l’ai tué, je n’allais pas rester les bras croisés à vous regarder périr non ?

     

    - Merci, dit la brune. Je m’appelle Cassie et elle c’est…

     

    - Ouais, ouais, ravie de le savoir, dis-je en perdant patience, vous devriez savoir que je ne pourrais pas vous laissez en vie, vous avez-vous se dont je suis capable. Approche toi, dis-je à la blonde platine, regarde moi dans les yeux, elle le fait puis je lui murmure, tu vas oublier tout se qui c’est passer quand je serai partis, tu ne te rappelleras pas de ce qui c’est passer n’y de ce que je suis. »

     

    Je fais la même chose avec la brune puis je me retourne et cours dans les bois…Je ne m’arrête pas avant d’avoir parcouru un bon bout de chemin. Je m’assoie au pied d’un arbre et colle ma tête contre celui-ci. J’entends un bruissement derrière moi.

     

    « - Chad…, dis-je en soufflant. Que veux-tu ?

     

    - J’ai appris que ta transformation s’était achevée.

     

    - Oui, c’est exacte, mais je ne veux pas en parler.

     

    - Je sais aussi que tu as tué Pierre, deux garçons, tu les as jeté du haut de la falaise, puis, il y a quelques minutes, tu as tué un autre garçon en voyant une jeune fille mourir. C’est un bon début mon ange…

     

    - Ne m’appelle pas comme ça ! C’était horrible, j’ai, j’ai tué plein de gens innocent…, dis-je les larmes aux yeux.

     

    - Ne pleure pas, dit-il en m’entourant dans ses bras. Je ne voulais pas te vexer, tu sais, j’ai commencé comme ça moi aussi et puis j’ai changé.

     

    - Oui, en voulant me tuer la première que tu m’as vu, dis-je en soupirant. J’ai essayé de mourir mais, j’arrive à rester en vie, comment peut-on se suicider ou même se faire tuer ?

     

    - Hum, c’est…compliqué, sois tu demandes à quelqu’un de te tuer ou alors, dit-il en murmurant à mon oreille, tu m’embrasses.

     

    - C’est ça oui, dans tes rêves, dis-je en grognant. Je dois manipuler une personne pour qu’elle me tue. C’est assez facile à mon goût.

     

    - Peut-être mais, si tu meurs, tu ne reviendras pas Nora. Avant de mourir, si tu veux bien, embrasse-moi, j’aurai au moins un bon souvenir de tes lèvres, de ta douceur.

     

    - Pourquoi ? Pourquoi tiens-tu vraiment à moi ? Je n’ai rien de spécial à part d’être une tueuse, une meurtrière et une bouffonne.

     

    - Ne dis pas ça, au fond de toi, tu sais que ce que tu dis est faux. Je veux être avec toi pour l’éternité. C’est mon dernier souhait.

     

    - Vraiment ?, demandai-je en le regardant.

     

    - Oui, termine t-il en s’adossant contre l’arbre à son tour. »

     

    Je plisse les lèvres, relève son menton et l’embrasse. Il me souffle un mot dans l’oreille mais avant que j’ai pu dire quelque chose, il m’attrape le bras et m’attire vers lui, son sourire de loup se lit dans ses yeux tandis qu’il enfouit son visage contre mon cou pour y déposer des baisers. Je sens alors son genoux paralyser ma jambes et l’effleurement des ses lèvres chaudes, brusques, sensuelles. Il déploie une main au creux de mon dos pour mieux me serrer contre lui, m’incitant à presser mes doigts contre sa peau. Je me love alors contre lui pour me réchauffer, je ferme les yeux comme si mon cœur ne tenait plus que sur un fil.

     

    « - Qu’as-tu mon ange ?

     

    - J’ai l’impression de n’avoir jamais été heureuse dans ma vie, à part quand je suis avec toi, j’ai essayé avec Pierre, ton frère mais, c’est toi que je veux pour l’éternité…

     

    - Je t’aime. »

     

    Il glisse ses mains dans mes cheveux et m’embrasse follement et langoureusement, je lui rends son baiser avec une audace éhonté, avide et éperdue. Je ne sais plus quoi pensé, on s’aime, mais nous sommes dans deux camps différents, nous sommes différent l’un de l’autre. Mais rien, non rien, ne pourra plus jamais nous séparer, je l’aime et c’est tout ce qui compte.

     

    Mon cœur appartient enfin à quelqu’un que j’aime et que j’admire. Peut m’importe les conséquences que je devrais subir pour avoir donné mon cœur à un être comme lui, je n’en ai rien à faire, c’est l’amour.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Chapitre 11 

     

     

     

    Je me réveille dans les bras de Chad, contre un arbre. Je me redresse et regarde son beau visage. Il ouvre doucement ses paupières et m’adresse un sourire.

     

    « - Bien dormi mon ange ?, demande t-il en caressant mes cheveux.

     

    - Avec toi, je dormirai toujours correctement. Tu es tout pour moi Chad, et toi ?

     

    - Et bien, adossé contre un arbre, une jeune et innocente fille dans mes bras, je crois que je ne pouvais pas être plus heureux. »

     

    Il m’embrasse et se lève, puis à mon tour, me mets debout. Il me prend la main et me dit  «  Tu ne retourneras pas à l’internat, viens chez moi », j’acquiesce et le suis avec entrain. Nous arrivons devant la porte, qu’il ouvre. Je vais m’assoir sur le canapé et enlève mes chaussures.

     

    « - Tu devrais mettre plus d’articles féminins ici, de l’après-shampooing, de baume à lèvres ou même de la crème solaire ! J’ai aussi besoin de me brosser les dents et…de prendre une douche.

     

    - C’est une proposition ?

     

    - Non, mais peut-être plus tard, dis-je en rigolant.

     

    - J’ai besoin de toi Nora, tu es la perle rare que tous les gars cherchent au cours de leur vie mais, ils ne la trouvent pas car, elle est là, avec moi.

     

    - Tu exagères un peu quand même ! Je ne suis pas si belle que ça, une brune, aux cheveux bouclés, les yeux vert en plus, non.

     

    - Comme tu veux, dit-il en me prenant dans ses bras. Tu dis se que tu veux, mais j’aurai toujours un train d’avance sur toi. Je t’ai aimé le premier bien avant que tu ne me connaisses, quand ta grand-mère me parler de toi, j’avais l’impression de rêver. Et enfin quand je t’ai connu tu n’avais que quatre ans »

     

    Je hoche la tête mais quelque chose me préoccupe, Pierre, je n’ai pas caché son corps quand je l’ai tué. Quelqu’un pourrait le découvrir et il ferait des recherches, peut-être qu’il retrouverait ma trace et découvrirait qui je suis réellement. Pff, je m’imagine des trucs moi, ce n’est pas possible.

     

    « - Tout va bien ?, demande t-il.

     

    - Oui, ne t’inquiète pas. »

     

    Je lui souris puis lui rends son baiser de tout à l’heure, je lui souffle que je vais prendre ma douche, il me suit alors vers la salle de bain. J’ouvre la porte et pousse un long cri d’horreur. Il y a du sang partout, sur les meubles, sur la cuvette des toilettes, dans la baignoire, sur les rideaux, dans le lavabo, sur le tapis de douche et dans celle-ci. Chad me prend dans ses bras et me retourne, je vois son visage horrifié, au moins se n’ai pas lui qui a fait ça. J’ai l’impression que je vais vomir, mon ventre gargouille puis je crache du sang par terre, je me retourne et aperçois par la fenêtre Pierre, tenant une arme dans la main droite. Je regarde Chad une dernière fois avant de m’écrouler par terre. Je vomie du sang, il y en partout, sur mes vêtements et mes mains. Ma tête me tourne, je continue de craché du sang. Chad n’est plus là, je suis toute seule, j’entends des rires dehors puis des coups de feu, j’essaye de me retourner mais mon ventre me fait beaucoup trop mal. J’ai du mal à avaler ma salive, Pierre revient et me colle au mur, une main plaqué contre ma gorge et l’autre sur le mur. Il sert de plus en plus mon cou, il me rue de coup de poing dans le ventre, il me tape la tête contre le mur. Et la dernière chose dont je me souviens, c’est son visage heureux, souriant. Ma vue se trouble, mon mal de ventre empire, ma tête me fais mal, je sens qu’elle va exploser d’une minute à l’autre.

     

    « - Dis que tu veux mourir, fais en serment, dit-il d’une voix grinçante.

     

    - Non, dis-je en suffoquant. Jamais…

     

    - Dis le, ou ton petit-ami en payera le prix, dit-il en montrant d’un signe de tête Chad effondré par terre, à demi-mort.

     

    - Jamais, tu ne lui feras jamais de mal…, dis-je en ayant du mal à respirer.

     

    - Maintenant, tranche t-il. »

     

    Je tourne la tête vers Chad et un bout de lame transperce son cœur. J’hurle, je crie, jusqu’à ne plus pouvoir respirer. Mon cœur se déchire en deux et les mots m’échappent. Je n’entends plus rien, j’ai arrêté de respirer au moment au j’ai vu le regard de Chad, il avait les larmes aux yeux. Tout est fini, c’est terminé. Je ferme les yeux et glisse le long du mur, soufflant à peine, je regarde devant moi son corps est étalé sur le sol. Je referme les yeux et fais cesser mon cœur de battre. Tout se termine comme ça, mon histoire, voilà comment je suis morte en voulant sauver les miens mais sans succès. J’espère ne jamais me réveiller car je n’ai plus aucune raison de vivre. Maintenant, c’est le ciel qui m’appartient, je suis finie…

     

    Peut-être qu’un jour je reviendrai…pour prendre ma Revanche ?...

     

    Voilà ! J'espère que le tome 1 vous a plu ! Le 2 sera plus instruit etc... car ce sera plus dans la vie actuelle enfin bon ! Je ne vais pas vous le racontez, je vais essayer de poster les chapitres en peux plus vite et je pense que ça devrzit le faire xar je suis en vacances le 26 Juin :) voilà ! Poster des commentaires instruits pour que ça m'aide au mieux !!!

    Bye bye !!

     


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  • Je vais vous poster l'épilogue du Tome 2 j'essaye au mieux d'aller vite pour les chapitres mais l'imagination ne vient pas comme ça ! Hihi par contre ce tome est basé sur des fait réels et les noms aussi sont réels même si ce n'est pas totalement vrai ce que je raconte :D

     

     

    Tome 2 :

     

    Epilogue

     

    Quelque part, dans une vie antérieure, je m’appelais Nora. Ma vie était poursuite par des monstres…Des accidents se produisaient sans cesse et tout était alors chamboulé mais ça s’était il y a bien longtemps et je ne me rappelle pas vraiment de cette époque sombre. Quelques noms me reviennent en mémoire quelques fois mais rien de plus… Ce n’était qu’un mauvais rêve et pas autre chose.

     

     Mon vrai nom, en ces temps modernes, c’est Clem et j’ai seize ans comme dans mon rêve sauf que je ne suis pas un monstre. Je suis au lycée en seconde et je suis une surdouée, on va dire ça comme ça. J’ai un petit frère qui se nomme Max et mes deux meilleures amies, Valérie et Maylis, ne me quittent jamais d’une semelle surtout quand mes sentiments montrent leur bout de nez.  Et justement ils se sont montrés quand nous faisions un voyage en Irlande j’ai du leurs avouer car je ne pouvais plus le garder pour moi c’était trop dur… Mais je dois pourtant avouer que grâce à elles je suis enfin libérée de se secret, ce profond secret se nomme Pierre et a un an de plus que moi. Il a de petites boucles blondes-brunes et de magnifiques yeux bleu, il est un peu plus grand que moi et est toujours souriant. J’ai été séparé de mon ex-petit ami, Harry il y a quelques années, à cause de certaines filles qui ne savaient pas garder leur langue dans leur bouche. Il me manque beaucoup mais la confiance est dure à garder quand on te trompe avec ta pire ennemie... Mais je ne veux pas parle de ça, c’est trop douloureux pour moi et même pour vous car si je vous disais ce qu’elle avait fait vous iriez l’écorcher, la torturer…Je veux vivre comme n’importe qu’elle fille de ce monde. Je vais un peu vous parlez de moi, je suis assez grande, j’ai de longs cheveux bruns et bouclées avec une frange sur le côté, des yeux marron clair et un beau sourire d’après ce que dise les gens. J’ai un visage assez fin même si j’ai des petites joues. Je suis au lycée de Saint Paul à Orléans et je connais presque tous le monde, ce qui est bien pour une fille comme moi car des fois j’ai besoin de personnes pour m’aider. Je vais maintenant vous racontez toute mon histoire dans les moindres détails et j’essayerai en même temps de me rappeler de cet étrange rêve.

     

     

      


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